Les films de Ben Garneau = 2026-09-16
A 4 : 38
- Incroyable témoignage d’une assistante sociale
https://crowdbunker.com/v/qVhftweEXS
....... Prêtez
attention
Danny Haiphong
L’Iran détruit un avion américain à 40 M$ et frappe un
pétrolier des Émirats arabes unis!
Danny
Haiphong analyse l’extension de la guerre contre l’Iran sur deux fronts, tandis
que la marine américaine et l’administration Trump s’enfoncent davantage dans
une défaite stratégique.
Lien vidéo 82 commentaires :
https://www.youtube.com/watch?v=Rd7JyKZu_fA
Danny
Haiphong/ Pepe Escobar
L’Iran et le Yémen humilient
Trump, base F-15 et pétrole saoudien détruits
L’analyste Pepe Escobar évoque
l’offensive sur plusieurs fronts du Yémen et de l’Iran, qui a mis Trump en
alerte et considérablement fait reculer l’empire américain du chaos, alors que
les forces armées yéménites élargissent leur liste de cibles et que le pétrole
saoudien est mis hors service.
Lien vidéo 59 commentaires :
https://www.youtube.com/watch?v=Emknul67EBA
Danny Haiphong/Seyed M. Marandi
L’Iran soutient l’attaque massive
du Yémen
Lien vidéo 132 commentaires :
https://www.youtube.com/watch?v=NOugqK1AZq4
.......Prêtez
attention,
Après leur documentaire NAZA sur Gaza, Yuval Abraham et
Rachel Szor menacés de déchéance de nationalité
Le tapis rouge de Venise était à
peine rangé que la récompense a pris une tournure beaucoup moins
cinématographique. Après le succès de NAZA, documentaire consacré aux méthodes
de ciblage israéliennes à Gaza, le ministre israélien de la Culture Miki Zohar
réclame désormais que ses réalisateurs Yuval Abraham et Rachel Szor soient
privés de leur nationalité israélienne.
Mise à jour le 14/09/26
Primé à Venise, NAZA provoque une
riposte politique qui vise désormais directement ses deux réalisateurs
israéliens.
Le motif avancé n’a rien de subtil :
la « trahison envers l’État ».
Sur X, Miki Zohar,
ministre de la Culture et du Sport, a accusé les deux cinéastes de vouloir «
nuire à leur patrie » afin d’obtenir les applaudissements d’antisémites à
travers le monde. Il assure vouloir agir « immédiatement » pour faire retirer
leur citoyenneté aux deux réalisateurs.
Autrement dit, le
débat sur le contenu du film glisse rapidement vers un autre terrain : peut-on
encore montrer ce que racontent des militaires israéliens sans être accusé de
trahir Israël ?
24 militaires et
membres du renseignement témoignent
NAZA ne repose
pourtant pas sur les déclarations de responsables du Hamas ou de militants
palestiniens. Le documentaire a été construit à partir des témoignages de 24 militaires et membres du renseignement israéliens, interrogés
anonymement pendant près de trois ans.
Ces hommes racontent
leur participation aux systèmes de surveillance, de sélection des cibles et de
bombardement utilisés dans la bande de Gaza. Plusieurs décrivent une
organisation dans laquelle le nombre de civils susceptibles d’être tués pouvait
être évalué avant une frappe.
Le titre même du
documentaire vient de « NAZA », acronyme employé pour désigner les victimes
civiles attendues comme dommages collatéraux.
À lire aussi : Notre article sur NAZA et les
témoignages de 24 militaires israéliens
Le film de 80
minutes a reçu le prix spécial du jury de la
Mostra de Venise. Lors de sa présentation, il avait déjà provoqué une réaction
spectaculaire : environ 25 minutes d’ovation debout.
À l’étranger, une
récompense. En Israël, une accusation de trahison. Le contraste est assez
parfait pour se passer de scénariste.
Ben-Gvir entre à son
tour dans la salle
Miki Zohar n’est pas
seul. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir s’en est également
pris aux cinéastes : « Vous êtes une honte et un embarras pour tout le
peuple d’Israël. Partez ! »
L’armée israélienne,
de son côté, rejette
les accusations formulées dans le documentaire. Elle critique
notamment l’utilisation de témoignages anonymes dont, selon elle, l’identité ne
peut pas être vérifiée.
Une contestation qui
relève du débat sur le fond. La menace de retirer leur nationalité aux
réalisateurs franchit, elle, une marche supplémentaire. Leur précédent
documentaire, No Other Land, a remporté le prix du public Panorama
du meilleur film documentaire, le prix du meilleur documentaire de la Berlinale
et l’Oscar du meilleur film documentaire lors de la 97e cérémonie des Oscars le
2 mars 2025, alors qu’il n’est toujours pas distribué en salles en Israël et
aux États-Unis.
Miki Zohar ne peut pas
décider seul
La déclaration du
ministre ne signifie pas que Yuval Abraham et Rachel Szor vont perdre demain
leur passeport. Le
droit israélien permet effectivement la déchéance de nationalité dans certaines
situations,
mais la procédure est lourde et exceptionnellement appliquée. Le ministre de
l’Intérieur doit engager la demande, le ministre de la Justice doit l’approuver
et la décision doit ensuite recevoir une validation judiciaire.
Miki Zohar ne possède
donc pas le bouton « supprimer la nationalité » sur son bureau.
Mais politiquement, le
message est déjà envoyé : après avoir recueilli pendant trois ans les
témoignages de ceux qui ont participé aux opérations militaires à Gaza, Abraham
et Szor ne sont pas seulement invités à défendre leur film. Un membre du
gouvernement veut désormais leur faire comprendre que certaines images peuvent
coûter beaucoup plus cher qu’une mauvaise critique de cinéma.
par Yoann
Articles à suivre.
........Documentaires
en partage,
Casse du siècle au Liban :
Depuis
2019, le Liban affronte une crise économique et financière sans précédent. Cet
état des lieux dense et alerte, nourri de témoignages très divers, montre
comment une poignée de dirigeants a organisé ce qui constitue sans doute le
plus gros détournement d’argent de l’histoire.
Depuis
le début de la crise, à l'automne 2019, la livre libanaise a perdu 98 % de sa
valeur face au dollar, l’inflation atteint des niveaux record et la grande
majorité des habitants, privés d’accès à leurs comptes bancaires, à l’exception
de retraits limités et surfacturés, s’enfoncent dans la pauvreté. Comment le
Liban, autrefois surnommé "la Suisse du Moyen-Orient", a-t-il pu
tomber si bas ? C’est dans le chaos de la guerre civile (1975-1990) qu’ont
émergé les principaux dirigeants du pays, anciens chefs de milices propulsés
leaders politiques à la faveur d’une loi d’amnistie : les chiites Nabih Berri
et Hassan Nasrallah (à la tête du Hezbollah), le représentant de la minorité
druze Walid Joumblatt, les chrétiens Michel Aoun et Samir Geagea, auxquels
s’ajoute le milliardaire sunnite Rafiq Hariri, artisan de la reconstruction de
Beyrouth, nommé Premier ministre en 1992. Pendant trois décennies, avec la
complicité du système bancaire, cette caste dirigeante a joué avec les économies
du peuple et pillé impudemment le pays. Bousculée par le soulèvement populaire
d'octobre 2019, qui a vu un million de Libanais de toutes confessions descendre
dans la rue, puis par l’explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020, l’élite
politique est parvenue à se maintenir au pouvoir en attisant une fois encore la
peur de l'autre. Et les réformes exigées par la communauté internationale –
pourtant prête à aider cet État stratégique pour la stabilité au Moyen-Orient –
pour en finir avec la corruption endémique n’ont pas été engagées.
Kleptocratie
Remontant
le fil de l’histoire et de l’argent en compagnie d’analystes passionnants
(historienne, journalistes, économiste, avocat fiscaliste, professeure de
droit…), ce documentaire instructif et enlevé raconte comment le pays du Cèdre,
paradis fiscal ultralibéral dans les décennies suivant son indépendance, en
1943, s’est mué en kleptocratie, alimentée par le confessionnalisme et le
pouvoir des zaïms, les chefs communautaires et politiques. Le film suit en parallèle
des habitants désespérés, qui donnent un aperçu concret des conséquences de
l’effondrement de leurs services publics, sur fond de scandales financiers :
les Libanais sont notamment otages d’une "mafia des générateurs" qui
les rackette sans vergogne, l’entreprise d’État EDL étant incapable de leur
fournir plus de quelques heures de courant par jour. Les dirigeants incriminés,
eux, s’accrochent à leurs privilèges et rejettent toute responsabilité, à
l’instar de l’ancien gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé, accusé
d’avoir monté une pyramide de Ponzi à l’échelle du pays. Interrogé ici, celui
qui est visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par la France et
l’Allemagne pour détournement de fonds et blanchiment d’argent affirme ainsi avoir
agi "pour l’intérêt du pays" dans un sidérant plaidoyer pro domo...
Lien vidéo :
https://www.arte.tv/fr/videos/115072-000-A/casse-du-siecle-au-liban/
Liban : anatomie d'une
guerre
Pour
contraindre le Hezbollah à déposer les armes, Israël a bombardé massivement au
Liban des quartiers acquis à la milice chiite, tuant de nombreux civils. Ce
documentaire interroge la stratégie de destruction de Tsahal.
Le
8 octobre 2023, au lendemain des attaques terroristes du Hamas contre Israël,
le Hezbollah bombarde des positions militaires israéliennes. Durant onze mois,
les combats se limitent à des échanges de tirs sur la frontière. Avec ses 10
000 hommes et son expérience de la guerre, sa puissance de feu et son complexe
de souterrains, la milice chiite, soutenue par l’Iran, se croit protégée. En
septembre 2024, deux vagues d’explosions simultanées de bipeurs et
talkies-walkies appartenant à des membres du Hezbollah exposent la faiblesse du
mouvement. Son chef, Hassan Nasrallah, et la plupart de ses commandants meurent
dix jours plus tard, lors d’une nouvelle attaque dévastatrice menée par Israël.
Trois pâtés de maisons sont détruits. Au sommet de sa puissance militaire, le
gouvernement de Benyamin Netanyahou poursuit la doctrine Dahiya : tout écraser
sous les bombes, civils compris, pour gagner la guerre. Dans des territoires où
le Hezbollah prospère, les dégâts sont colossaux, avec des quartiers – voire
des villages – parfois entièrement détruits. Près de 4 000 personnes,
principalement des civils libanais, perdent la vie et un million prennent les
routes de l’exode, soit un quart de la population, avant qu’un cessez-le-feu ne
soit signé, le 27 novembre 2024. Un simulacre de paix : à la frontière, les
incursions israéliennes se multiplient, en dehors de tout cadre légal. Les
Nations unies, à travers leurs casques bleus, parfois visés par des bombes
israéliennes, tentent tant bien que mal de faire respecter le droit
international.
Immersion
et réflexion
Ce
documentaire offre une immersion saisissante dans la guerre entre Israël et le
Hezbollah, de ses prémices à basse intensité jusqu’à sa forme la plus violente,
meurtrière pour les civils. Sa grande force : alterner entre éléments de
reportage et témoignages des acteurs ou spécialistes de ce conflit, des deux
côtés de la frontière. Sur le terrain, aux côtés des secouristes libanais, avec
des sympathisants du Hezbollah, au plus près des casques bleus, dans des
communes israéliennes évacuées, ou lors de longues interviews éclairantes, le
film offre de précieuses clefs de compréhension et multiplie les points de vue.
Portant en fil rouge la question du respect des lois de la guerre, l'œuvre
interpelle : peut-on s’affranchir sans conséquences du droit et des normes
humanitaires au nom de la légitime défense ? L’usage disproportionné de la
force, théorisé (la doctrine Dahiya) et assumé par Tsahal, ouvre la voie à de
nouveaux cycles de violence et de vengeance, particulièrement auprès de la
jeunesse sympathisante du Hezbollah, déjà prête à reprendre les armes.
https://www.arte.tv/fr/videos/123339-000-A/liban-anatomie-d-une-guerre/
Fin de citation.
…...
Un autre monde,
Ultra-riches - Taxe-moi (si tu peux !) (1/2)
Le triomphe fiscal des ultra-riches
Depuis
les années 1980, les ultra-riches ont vu leur patrimoine bondir et leurs impôts
baisser, jusqu’à être moins taxés que les plus pauvres. Ce documentaire
décrypte les rouages d’un phénomène planétaire et suit le combat, de plus en
plus rassembleur, de millionnaires et d'économistes pour davantage de justice
fiscale.
En
2024, une proposition émanant de l’économiste français Gabriel Zucman fait son
chemin dans les coulisses du G20, alors présidé par le Brésil : instaurer une
taxation minimale de 2 % sur le patrimoine des milliardaires du monde entier.
L’idée part d’un constat observé partout sur la planète : les plus fortunés
paient, en proportion de leurs revenus, moins d’impôts que tous les autres
groupes sociaux. Mais comment en est-on arrivé là ? Sous la présidence de Ronald
Reagan, dans les années 1980, un narratif s’impose, promu par une poignée
d’économistes néolibéraux : pour relancer la croissance et augmenter les
revenus de l’ensemble de la population, il faudrait réduire la contribution
fiscale des plus riches. Alors que des études scientifiques battent en brèche
le principe du ruissellement, des milliardaires, appuyés par une constellation
de think tanks conservateurs, vont investir massivement dans la bataille
culturelle. Leur objectif : convaincre qu’ils doivent échapper à l’impôt pour
le bien de tous…
Combat
citoyen
De
la France au Brésil en passant par le Royaume-Uni ou la Norvège, le débat sur
la taxation des ultra-riches, accusés de ne plus payer leur juste part et
d’exploiter les failles du système, prend de l’ampleur, et pose une question
inévitable : qui contrôle vraiment les règles du jeu ? Pour comprendre ce
phénomène planétaire, Thomas Lafarge revient sur le tournant néolibéral des
années 1980, personnifié ici par l’économiste Arthur Laffer, dont la courbe,
pourtant non chiffrée, est devenue un outil justifiant les baisses d’impôts.
Mais alors que les inégalités se creusent, fragilisant les démocraties, des
voix s’élèvent contre une idéologie encore largement relayée par les décideurs
politiques et des médias aux mains de milliardaires. Des réunions préparatoires
du G20 au Forum de Davos, le documentaire nous immerge ainsi aux côtés de
l’économiste Gabriel Zucman, tête de proue du combat pour la taxation des hauts
patrimoines, mais surtout des millionnaires, de plus en plus nombreux, qui le
soutiennent, pour le bien commun comme pour leurs intérêts : le précurseur
Chuck Collins, qui a mené une campagne victorieuse pour le maintien des droits
de succession sous George W. Bush, le Français Guillaume Rambert et l’Américaine
Abigail Disney – petite-nièce de Walt –, tous deux membres des Patriotic
Millionaires, ou l’Autrichienne Marlene Engelhorn, fondatrice du groupe Tax Me
Now, qui a redistribué 25 millions d’euros de son héritage. Appuyé par des
données chiffrées et des intervenants de premier plan, un état des lieux
éloquent de l’érosion de la justice fiscale – renforcée par les pratiques
d’optimisation – et du mouvement de contestation qu’elle soulève aujourd'hui.
https://www.arte.tv/fr/videos/123344-000-A/ultra-riches-taxe-moi-si-tu-peux-1-2/
Ultra-riches - Taxe-moi
Partie 2
La
bataille des millionnaires pro-taxes
https://www.arte.tv/fr/videos/123345-000-A/ultra-riches-taxe-moi-si-tu-peux-2-2/
Fin du partage.
C.
Rosenzwitt-Makiewsky-Santri