dimanche 6 septembre 2026

DOMINIQUE DE VILLEPIN FUSTIGE LE CRIF

  

Rappel – Dominique de Villepin fracasse le CRIF :

 

« Vous n’êtes pas une institution d’État! Vous étouffez la liberté d’expression et divisez le pays »

 

Dominique de Villepin a violemment critiqué le CRIF sur RMC le 4 juillet 2025, dénonçant son arrogance et son influence antirépublicaine après les attaques de Yonathan Arfi lors du dîner du CRIF. Il accuse l’association de se comporter comme un État dans l’État, menaçant la laïcité et la cohésion nationale.

 

Mise à jour le 06/09/26

 

Le 3 juillet 2025, au très chic Carrousel du Louvre, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) déroulait le tapis rouge pour son 39e dîner annuel, un événement où le Tout-Paris politique se presse pour prêter serment d’allégeance. Enfin, presque. Car Dominique de Villepin, lui, n’a pas eu besoin d’y poser un orteil pour faire trembler les dorures. Invité des Grandes Gueules sur RMC ce vendredi 4 juillet 2025 (voir vidéo en bas de l’article), l’ancien Premier ministre a dégainé une réplique qui restera dans les annales, visant directement le président du CRIF, Yonathan Arfi :

 

« Le CRIF devrait se rappeler qu’il n’est ni une institution d’État, ni un ministère des Affaires étrangères israélien. En France, on a encore le droit de critiquer un État, même Israël, sans être accusé d’antisémitisme. Le vrai danger, c’est cet amalgame systématique que vous faites entre juif et israélien, entre critique politique et haine raciale. Vous croyez défendre une communauté ? En réalité, vous la mettez en danger. Vous étouffez la liberté d’expression. Vous divisez le pays. La France n’est pas une extension du Likoud. Et vous n’êtes pas l’arbitre de ce qui peut être dit ou pensé ici. »

 

Boum. Un résumé qui claque comme un uppercut, et qui met en lumière l’arrogance d’une organisation qui, sous couvert de représenter la communauté juive française, se comporte comme un État dans l’État.

 

Un CRIF qui se rêve en censeur de la République

 

Reprenons. Lors de ce dîner, Yonathan Arfi, dans un élan de suffisance, a cru bon de qualifier de Villepin de « Mélenchon des beaux quartiers ». Une attaque mesquine, lancée devant un parterre de ministres et d’élus, qui n’a pas bronché – habitués, sans doute, à courber l’échine face à ce genre de sermon. Mais de Villepin, lui, n’a pas laissé passer. Sur RMC, il a démonté, avec la verve qu’on lui connaît, l’outrecuidance du CRIF. Car soyons sérieux : qui est ce CRIF pour se permettre de distribuer des bons et des mauvais points à des figures politiques de premier plan ? Une association, rappelons-le, qui prétend parler au nom de la communauté juive française – un sixième à peine de cette communauté, elle-même 1 % de la population hexagonale. Et pourtant, chaque année, c’est le même cirque : les politiques, de gauche comme de droite, se bousculent pour s’asseoir à la table du CRIF, comme si leur carrière en dépendait. Pathétique.

 

À lire aussi : Dominique de Villepin recadre Apolline de Malherbe sur la chaine pro-israélienne BFM TV : « À qui appartient votre chaîne ? » 

 

Ce que de Villepin a pointé du doigt, c’est la confusion savamment orchestrée par le CRIF entre la politique israélienne, l’État d’Israël et la communauté juive française. Une équation toxique, qui nourrit l’amalgame et fragilise la lutte contre l’antisémitisme. « Quand on préside une institution comme le CRIF, on a le devoir de respecter les principes républicains », a-t-il martelé. Et il a raison. En s’érigeant en gardien autoproclamé de la vérité, le CRIF prend le risque de diviser, de stigmatiser, et de réduire au silence ceux qui osent critiquer la politique de Netanyahou sans pour autant remettre en cause l’existence d’Israël ou la douleur de la communauté juive face au 7 octobre. Cette posture, c’est tout sauf républicain. C’est même un danger pour la cohésion nationale.

 

La laïcité à géométrie variable : où sont les catholiques ?

 

Et pendant ce temps, que voit-on ? Une République qui brandit la laïcité comme un étendard dès qu’il s’agit de pointer du doigt les musulmans ou de sermonner les catholiques, mais qui ferme les yeux quand le CRIF joue les petits chefs. Où est la cohérence ? Les catholiques, majoritaires en France, se voient régulièrement rappeler à l’ordre au nom de cette laïcité – un concept que certains soupçonnent de n’être qu’un faux nez pour la franc-maçonnerie et son agenda. Mais le CRIF, lui, peut se permettre de convoquer des ministres et de sermonner des anciens Premiers ministres sans que personne ne moufte. Deux poids, deux mesures. Et après, on s’étonne que la fracture sociale s’élargit.

 

Un CRIF qui falsifie et harcèle

 

Pire encore, de Villepin a rappelé un épisode sordide : les accusations mensongères portées contre lui par Arfi sur BFM, où il aurait soi-disant évoqué une « domination financière juive ». Des propos qu’il n’a jamais tenus, et pour lesquels l’Arcom a mis en demeure la chaîne, tandis que le conseil déontologique des journalistes a condamné cette manipulation. Mais Arfi, lui, n’a jamais présenté d’excuses. Au contraire, il persiste et signe, lançant ce que de Villepin qualifie de « chasse à l’homme » contre ceux qui osent penser différemment. Résultat ? L’ancien ministre, sa famille, ses enfants, reçoivent des menaces de mort quotidiennes. Voilà où mène l’arrogance du CRIF : à une polarisation dangereuse, à un climat de peur, et à une République qui vacille.

 

Pour une diplomatie française libre

 

Au-delà de cette passe d’armes, de Villepin a plaidé pour une diplomatie française qui retrouve son indépendance et son équilibre, loin des injonctions du CRIF ou des alignements atlantistes. « La France doit être un bouclier pour tous ses citoyens », a-t-il insisté, rappelant l’urgence de défendre les otages français en Iran ou les prisonniers en Algérie. Mais pour cela, il faut cesser de plier face aux pressions, qu’elles viennent du CRIF ou d’ailleurs. La France, a-t-il conclu, doit redevenir une voix de la nuance, de la justice, et de l’humanisme républicain. Un message qui, espérons-le, résonnera au-delà des plateaux de RMC.

 

Le CRIF doit redescendre sur terre

 

Le CRIF peut bien se rêver en faiseur de rois, en arbitre des consciences républicaines, il n’en reste pas moins une association parmi d’autres. Sa légitimité ne dépasse pas celle que lui accordent ses membres – une fraction minuscule de la population française. Alors, qu’il cesse de se prendre pour le nombril de la République. Et que les politiques, pour une fois, aient le courage de lui rappeler qu’en France, la souveraineté appartient au peuple, pas à une poignée de convives réunis autour d’un dîner mondain.

 

par Le Média en 4-4-2

 

https://lemediaen442.fr/dominique-de-villepin-fracasse-le-crif-vous-netes-pas-une-institution-detat-vous-etouffez-la-liberte-dexpression-et-divisez-le-pays/

 

Dominique de Villepin dit tout aux Grandes Gueules

 

Invité des Grandes Gueules ce vendredi, Dominique de Villepin est resté longuement face aux GG, n'éludant aucun sujet.

 

Lien vidéo 2108 commentaires :

 

« Le début de l’interview est une masterclass. »

 

« Ce monsieur comprend parfaitement ce qui ne fonctionne pas, enfin.. un grand bonhomme, merci de dire et de nommer les faits.

 

https://www.youtube.com/watch?v=FZykVXPAqqM

 

Fin de l’article.

 

C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri

McKINSEY & COMPANY ........

 

Affaire McKinsey : 

65 millions saisis, le cabinet symbole des années Macron dans le viseur de la justice

 

Le chiffre claque comme une facture oubliée au fond d’un tiroir : 65 244 757 euros. Le Parquet national financier et la justice belge ont annoncé la saisie de cette somme dans l’enquête visant McKinsey pour blanchiment aggravé de fraude fiscale. Le montant, saisi le 19 août 2026, représenterait 96 % du préjudice fiscal estimé par le PNF.

 

Mise à jour le 06/09/26

 

Après avoir conseillé l’État à prix d’or, McKinsey voit désormais 65 millions d’euros immobilisés par la justice.

 

65 millions saisis, et une vieille histoire d’impôts

 

L’enquête a été ouverte en mars 2022, après les travaux du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques. Les sénateurs avaient découvert une curiosité comptable : McKinsey n’avait versé aucun impôt sur les sociétés en France pendant au moins dix ans, entre 2011 et 2020, alors que son chiffre d’affaires français atteignait 329 millions d’euros en 2020.

 

Quelques semaines plus tôt, Karim Tadjeddine, alors directeur associé du cabinet, avait pourtant déclaré sous serment au Sénat : « Je le dis très nettement : nous payons l’impôt sur les sociétés en France ». Le Sénat avait ensuite saisi la justice pour suspicion de faux témoignage. À 3 312 euros la journée de consultant sur certaines missions, on aurait peut-être pu ajouter une ligne « vérification fiscale » au PowerPoint.

 

À lire aussi : McKinsey n’a pas payé d’impôts depuis 10 ans en France : le Sénat saisit la justice pour faux témoignage

 

McKinsey, consultant officieux des années Macron

 

Le problème McKinsey ne se limite pas à une ligne d’impôt. Sous Emmanuel Macron, le recours de l’État aux cabinets de conseil a explosé : les dépenses des ministères sont passées de 379,1 millions d’euros en 2018 à 893,9 millions en 2021, selon la commission d’enquête du Sénat. Avec les opérateurs de l’État examinés par les sénateurs, la facture dépassait le milliard d’euros.

 

McKinsey s’est retrouvé dans des dossiers particulièrement politiques : campagne vaccinale contre le Covid-19, réflexion sur le métier d’enseignant, réforme des retraites ou encore sommet Tech for Good à l’Élysée. Karim Tadjeddine avait auparavant participé aux travaux de la commission Attali. Le Sénat a également documenté l’engagement, à titre individuel, de consultants du cabinet dans la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron de 2017.

 

Pour la seule mission consacrée à l’avenir du métier d’enseignant, la facture s’élevait à 496 800 euros. Le Sénat avait constaté qu’elle avait rendu un rapport reposant notamment sur des travaux scientifiques existants et des données publiques de l’OCDE, avec des conséquences directes impossibles à déterminer. Une arnaque chère payée.

 

La campagne vaccinale est encore plus emblématique : McKinsey a accompagné l’État de novembre 2020 au 4 février 2022, avec une interruption de trois mois à l’automne 2021. Le cabinet n’a pas déterminé les choix médicaux ou scientifiques, mais a participé à l’organisation et au pilotage opérationnel de cette politique publique majeure.

 

À lire aussi : Macron rattrapé par les affaires : les cabinets conseil McKinsey, Eurogroup, Boston Consulting Group…

 

Des campagnes de Macron aux opioïdes américains

 

Le dossier judiciaire français comporte plusieurs branches distinctes. En plus de l’enquête fiscale, une information judiciaire a été ouverte sur les conditions d’intervention de cabinets de conseil dans les campagnes présidentielles d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022, ainsi qu’une autre pour favoritisme. La saisie des 65 millions d’euros annoncée aujourd’hui ne concerne toutefois que le volet fiscal.

 

Et McKinsey arrive devant la justice française avec un CV international déjà chargé. Aux États-Unis, le cabinet a accepté en 2021 de verser plus de 573 millions de dollars dans un accord conclu avec les États américains concernant son travail pour des fabricants d’opioïdes. En 2024, McKinsey a accepté de payer 650 millions de dollars supplémentaires pour régler des enquêtes fédérales liées notamment à son travail pour Purdue Pharma et à la commercialisation de l’OxyContin. Le total des amendes de McKinsey s’élève à 1,7 milliard de dollars.

 

Une saisie conservatoire, pas encore une condamnation

 

McKinsey conteste toute faute et rappelle que la saisie est conservatoire. Juridiquement, le cabinet a raison sur ce point : 65 millions bloqués ne valent pas condamnation définitive. Mais politiquement, l’image est savoureuse. Pendant des années, l’État français a payé des consultants privés pour lui expliquer comment fonctionner. En 2026, c’est désormais la justice qui explique à McKinsey comment fonctionne une saisie.

 

À lire aussi : Soupçons de fraude fiscale : perquisition au siège français du cabinet McKinsey

 

par Yoann

 

https://lemediaen442.fr/affaire-mckinsey-65-millions-saisis-le-cabinet-symbole-des-annees-macron-dans-le-viseur-de-la-justice/

 

Fin de l’article.

 

C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri

samedi 5 septembre 2026

EN ATTENDANT DEMAIN ....... IRAN/USA ......QUESTIONS INTERDITES BERTRAND SCHOLLER .......LES FILMS DE BEN GARNEAU

 

...... Prêtez attention

 

Danny Haiphong/Seyed Mohammad Marandi

 

L’Iran lance une attaque surprise, bases et navires US sous le feu

 

Le professeur Seyed Mohammad Marandi évoque l’attaque surprise choc de l’Iran contre des actifs américains et la nouvelle doctrine de guerre qui la motive, tandis que Trump reste paralysé par l’aggravation des crises militaires et économiques.

 

Lien vidéo 65 commentaires :

 

« Donc maintenant, Donald Trump est devenu le roi des Fake News ! »

 

« Un très grand merci à vous deux pour l'excellent travail d'information que vous partagez avec nous tous sur cette chaîne! »

 

❤❤❤❤❤❤❤👍👍👍👍👍👍👍👍🙏🏼🙏🏼🙏🏼🙏🏼🙏🏼🙏🏼🙏🏼

 

« Good live Danny 🎉🎉🎉🎉 »

 

Big Respect for Pr. Marandi and Danny !!!!!!!!!Vive L'IRAN !!!!!!! Merci !!! »

 

« Merci à vous deux pour cette excellente émission »

 

https://www.youtube.com/watch?v=ItPF2MdXZ4I

 

Bertrand SCHOLLER

 

Les Questions Interdites :

Peuple Élu, Khazars, Gaza, Macron, Russie Angels 2

 

Dans cette seconde partie de ma conférence à Angers, nous montons d’un cran. Non pas pour provoquer gratuitement. Mais parce qu’il arrive un moment où chercher la vérité oblige à entrer dans les endroits où les mots eux-mêmes deviennent dangereux.

 

Que signifie réellement, historiquement et religieusement, la notion de « peuple élu » ?

 

Que savons-nous de l’histoire des Khazars — et où s’arrêtent les faits pour commencer les hypothèses ou les instrumentalisations ?


Comment penser Gaza et l’accusation de génocide sans accepter que certains crimes soient regardés avec une loupe et d’autres avec des jumelles retournées ?

 

Pourquoi les mêmes principes semblent-ils changer de valeur selon celui qui bombarde, celui qui meurt ou celui qui raconte ?

 

Bertrand Scholler revient également sur la place très particulière de la France d’Emmanuel Macron, sur son alignement stratégique, sur l’Europe, sur la guerre en Ukraine et sur cette question qui me paraît essentielle : jusqu’où peut-on tester la patience russe en partant du principe qu’elle sera infinie ?

 

Élection d’un peuple. Khazars. Israël et Palestine. Génocide. Russie. Ukraine. Macron. Censure. Fabrication du consentement. Doubles standards.

 

Ce sont précisément les sujets sur lesquels il faudrait pouvoir distinguer les faits établis, les interprétations, les hypothèses et les croyances.

 

Poser une question n’oblige pas à connaître d’avance sa réponse. Mais interdire la question est souvent le meilleur moyen d’empêcher la recherche de la vérité.

 

Les livres de Bertrand Scholler sont sur Amazon :

https://www.amazon.fr/stores/author/B0G8M9K11L

 

https://crowdbunker.com/v/uJDMLWXTE9

 

Fin de citation.

Les films de Ben Garneau = 2026-09-06

https://crowdbunker.com/v/8vMxx4vVJN

 

Articles à suivre.

 

Shavua Tov

 

C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri

DEUX CHEFS SATMAR (HASSIDIQUES) REÇUS A LA MAISON BLANCHE

 

Donald Trump reçoit à la Maison-Blanche les deux grands rabbins antisionistes du mouvement Satmar

 

Donald Trump a reçu le 3 septembre 2026 plusieurs grands rabbins hassidiques dans le Bureau ovale. Parmi eux figuraient Aharon Teitelbaum et Zalman Leib Teitelbaum, dirigeants des deux branches rivales de Satmar, l’un des principaux courants juifs ultra-orthodoxes ouvertement opposés au sionisme.

 

Mise à jour le 04/09/26

 

Un président ultra-pro-Israël dans le Bureau ovale avec des rabbins qui rejettent le sionisme au nom du judaïsme. L’image mérite qu’on s’y attarde. (Photo officielle de la Maison-Blanche par Molly Riley)

 

La scène est suffisamment inhabituelle pour être relevée. Jeudi 3 septembre, à quelques jours de Rosh Hashanah, Donald Trump a accueilli à la Maison-Blanche une délégation représentant plusieurs importantes communautés hassidiques américaines. Etaient notamment présents les rabbins Aharon Teitelbaum et Zalman Leib Teitelbaum de Satmar, Benzion Halberstam de Bobov, Yisroel Hager de Vizhnitz-Monsey ainsi que Malkiel Kotler, dirigeant de la grande yeshiva Beth Medrash Govoha de Lakewood.

 

La présence des deux chefs de Satmar n’est pas anodine. Ce mouvement hassidique défend depuis des décennies un antisionisme fondé sur des considérations religieuses. Pour ses dirigeants, la création d’un État juif souverain avant la venue du Messie contrevient à leur interprétation de la tradition juive. Une position qui les place à l’opposé du sionisme politique, sans pour autant les éloigner de la vie politique américaine.

 

Une rencontre rare dans le Bureau ovale

 

La Maison-Blanche présente ce rendez-vous comme le premier rassemblement de cette nature depuis 1979, lorsque Jimmy Carter avait lui aussi reçu des responsables de Satmar, Bobov et Vizhnitz. Le site religieux Anash, qui publie plusieurs photographies officielles de la visite, indique que l’échange avec Trump dans le Bureau ovale a duré environ une demi-heure.

 

Le vice-président JD Vance a également rencontré les rabbins dans la Roosevelt Room. Jared Kushner, gendre de Donald Trump, ainsi que le représentant républicain de New York Mike Lawler étaient présents. Aharon Teitelbaum a ensuite bénéficié d’un entretien séparé avec le président américain, d’une dizaine de minutes selon le récit publié après la rencontre.

 

Le vice-président JD Vance salue des rabbins dans le salon Roosevelt de la Maison Blanche, le jeudi 3 septembre 2026. (Photo officielle de la Maison Blanche par Emily J. Higgins.)

 

À la sortie, le responsable communautaire Yossi Gestetner a décrit auprès du New York Jewish Week une occasion rare pour le président des États-Unis de rencontrer les grands rabbins des principales communautés hassidiques américaines. Les représentants religieux ont également remercié Trump pour plusieurs mesures prises en faveur de leurs communautés.

 

À lire aussi : Youssef Hindi sur la loi Yadan : « Quid des rabbins qui qualifient le sionisme de satanisme ? Les enverra-t-on en prison ? »

 

Satmar, un antisionisme juif qui dérange certains soutiens de Trump

 

C’est précisément l’invitation des responsables de Satmar qui avait provoqué des réactions avant le rendez-vous. Plusieurs soutiens très pro-israéliens de Donald Trump avaient critiqué leur présence. Jewish Insider rapportait avant la rencontre les protestations de la militante Laura Loomer et de l’animateur conservateur Sid Rosenberg, hostiles à l’idée de voir ces rabbins entrer dans le Bureau ovale

 

L’administration Trump n’a pas modifié son programme. Les frères Aharon et Zalman Leib Teitelbaum, longtemps éloignés l’un de l’autre et à la tête de deux branches concurrentes de Satmar, ont tous les deux participé à la visite. The Times of Israel souligne également le caractère inhabituel de leur présence commune.

 

L’épisode rappelle surtout une réalité souvent effacée des discussions politiques : judaïsme et sionisme ne sont pas synonymes. Des courants juifs religieux rejettent historiquement le projet sioniste pour leurs propres raisons théologiques.

 

Logement, familles nombreuses et réforme des prisons

 

Sur le fond, les informations publiées après la réunion sont beaucoup plus terre à terre que ne le laissaient penser certaines spéculations. Les discussions ont porté sur le logement, les familles nombreuses, la réforme pénitentiaire et une extension de certains crédits d’impôt pour les foyers de plus de trois enfants. La question de l’autonomie des écoles religieuses et celle des aménagements accordés aux détenus juifs dans les prisons fédérales ont également été abordées.

 

Trump aurait de son côté évoqué les grâces et commutations de peine accordées à certains détenus juifs, notamment Sholom Rubashkin, ancien dirigeant d’une entreprise de viande casher dont il avait commué la peine en 2017.

 

Avant la rencontre, plusieurs médias avaient affirmé qu’Aharon Teitelbaum souhaitait solliciter Trump au sujet de la très conflictuelle conscription des étudiants de yeshiva dans l’armée israélienne. Les comptes rendus publiés après la réunion ne permettent toutefois pas d’affirmer que ce dossier a réellement été discuté. La distinction est importante : à ce stade, rien ne permet de présenter cette rencontre comme un changement officiel de la politique américaine envers Israël.

 

La rencontre du 3 septembre semble d’abord répondre à des considérations communautaires américaines, à quelques jours du Nouvel An juif. Elle n’en produit pas moins une image inhabituelle : celle d’un président réputé parmi les plus favorables à Israël entouré de rabbins dont deux des plus influents considèrent précisément le sionisme comme incompatible avec leur lecture du judaïsme.

 

par Le Média en 4-4-2

 

https://lemediaen442.fr/donald-trump-recoit-a-la-maison-blanche-les-deux-grands-rabbins-antisionistes-du-mouvement-satmar/

 

Fin de l’article.

 

C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri

DÉSINFORMATION : UN SOLDAT ISRAÉLIEN TÉMOIGNE

"J'ai décidé de briser le silence"

Quand un soldat israélien témoigne sur la désinformation de l'armée israélienne à Gaza

 

Le 02 SEP. 2026

 

Israël a mis en place une méthodologie précise pour mener "une guerre de l'information" sur le conflit en Palestine : incrimination rétrospective, éléments de langage rôdés, censure, bouclage du territoire. En route pour le "8e front".

 

"J'ai décidé de briser le silence après cette attaque, parce que j'ai compris que Tsahal visait des journalistes. Ils qualifiaient cela de menace tactique, d'objectif militaire, mais au bout du compte, ce sont des journalistes". Ceci est l'extrait d'un témoignage exceptionnel d'une source militaire relaté dans une enquête du quotidien français Le Monde

 

Un récit recueilli sous couvert de l'anonymat par le biais de la très sérieuse ONG israélienne Breaking the Silence, "briser le silence" en français. Elle collecte et vérifie depuis 22 ans les témoignages de soldats qui reviennent du front ou des territoires occupés. 

 

Celui-ci est particulièrement intéressant parce qu'il décrypte les coulisses de la méthodologie de propagande mise en place par l'armée israélienne après des attaques controversées, et en particulier après celle sur l'hôpital Nasser de Khan Younès le 25 août 2025, qu'il a vécue de l'intérieur, un exemple caractérisé selon lui.

 

Une double frappe sur un hôpital qui choque le monde

 

Ce jour-là, l'établissement de santé, l'un des derniers encore en activité dans le sud de la bande de Gaza, est la cible d'une double frappe à 4 minutes d'intervalle. Il s'agit d'une méthode militaire très contestée, généralement utilisée par des régimes autoritaires comme la Russie qui l'a largement pratiquée en Syrie par le passé et en Ukraine aujourd'hui. Les doubles attaques maximisent en effet les victimes civiles, en particulier chez les secouristes et les journalistes qui affluent après la première explosion. 

 

Le 25 août 2025, le bilan est de fait très lourd : des dizaines de blessés, mais surtout 22 morts. Parmi eux 4 secouristes ainsi que 5 journalistes qui travaillaient pour des médias internationaux : Hossam Al-Masri, Mohammed Salama, Maryam Abu Deqa, Moaz Abu Taha et Ahmed Abu Aziz.

 

L'émotion est mondiale. Même le président américain Donald Trump fait part de son mécontentement. Alors l'armée israélienne met en marche la première étape de son protocole.

 

Le 25 août 2026, des journalistes et des proches se sont rassemblés pour commémorer le premier anniversaire de l'assassinat de 5 journalistes qui figuraient parmi les victimes d'une frappe israélienne contre l'hôpital Nasser un an plus tôt à Khan Younes, dans la bande de Gaza.

 

Première étape : l'incrimination rétrospective

 

Comptabiliser presque automatiquement les Palestiniens tués comme des combattants du Hamas est une habitude, explique Eitan Rom, directeur adjoint de l'ONG Breaking the silence.

 

"Mais quand un incident attire l'attention médiatique et politique internationale, il existe un procédé supplémentaire que l'armée israélienne appelle l'incrimination rétrospective. Elle travaille en coulisses pour tenter de produire des preuves de lien entre les victimes et le Hamas. Mais encore une fois, cela est fait rétroactivement. Ce qui pose LA question évidente : pourquoi ont-ils été ciblés à l'origine ?", interroge-t-il.

 

Donc l'armée frappe d'abord, puis cherche a posteriori à incriminer les morts pour justifier son action. Le communiqué, publié le lendemain, indiquera ainsi que six victimes étaient liées au Hamas, sans éléments permettant de le vérifier.

 

Deuxième étape : la communication

 

"Dès lors que l'armée israélienne publiera un communiqué, dès lors qu'elle donnera son opinion, tous les médias du monde vont reprendre, en tout cas pour partie, ce qui a pu être affirmé", souligne Luc Bronner, correspondant du journal Le Monde à Jérusalem et auteur de l'enquête. L'armée israélienne sait que son discours sera repris par tous les médias car la déontologie journalistique nous impose le respect du contradictoire. 

 

Concernant l'attaque sur l'hôpital Nasser, un communiqué et une vidéo destinés à la presse sont très vite diffusés sur internet. Le porte-parole de l'armée, Effie Defrin, y soutient que la frappe visait une caméra du groupe islamiste positionnée sur le toit de l'hôpital, destinée à observer les mouvements des troupes israéliennes pour les attaquer.

 

En réalité, il sera aussitôt démontré que cette caméra appartenait au journaliste Houssam al-Masri. Il filmait justement en direct pour l'agence canado-britannique Reuters. Il est mort sur le coup.

 

"On est dans un protocole, une méthodologie avec une volonté de construire un discours médiatique, de justifier, de légitimer, qui fait vraiment partie de la doctrine militaire d'Israël depuis des années."
Luc Bronner, correspondant du journal Le Monde à Jérusalem

 

Les messages véhiculés par l'armée dans ce type de situation sont toujours les mêmes :

 

  1. "Les forces de défense israéliennes ne ciblent pas intentionnellement des civils." 

 

  1. "Les journalistes ne sont pas pris pour cibles."

 

  1. "Une enquête interne et transparente sera menée."


Concernant l'hôpital Nasser, un an plus tard, aucune avancée n'a été annoncée dans cette enquête, et aucun calendrier n'a été fourni, comme dans la plupart des cas. Et quoi qu'il arrive, les sanctions sont extrêmement rares et ne visent jamais le commandement militaire.

 

(Re)voir Gaza : 1 an après l’attaque de l’hôpital de Khan Younès, les zones d’ombre demeurent

 

Faut-il en déduire que les journalistes sont ciblés spécifiquement ? Eitan Rom de l'ONG Breaking the Silence modère : "On pourrait supposer que les règles de combat des forces israéliennes préconisent de ne pas viser les journalistes ou les personnels médicaux, mais rien de tel. Il n'y a rien sur l'attitude à adopter quant aux otages non plus ! Le règlement indique quand tirer mais ne dit rien sur quand ne pas tirer."  

 

La censure militaire en toile de fond

 

Israël est en guerre depuis sa création en 1948 et depuis lors, le pays vit sous le régime d'une censure, héritage d'une réglementation remontant à l'époque du mandat britannique : toute publication en lien avec la "sûreté nationale" doit recevoir l'autorisation préalable du bureau de la censure militaire. 

 

Houssam Al-Masri, journaliste pour l'agence Reuters, filmait en direct quand sa caméra a été visée par l'armée israélienne le 25 août 2025 à l'hôpital Nasser de Khan Younès. Il est mort sur le coup.

 

Cette obligation, sans équivalent dans aucun autre régime démocratique, conduit les médias israéliens à transmettre d'eux-mêmes articles et reportages susceptibles d'êtres concernés avant publication. Ne pas s'y conformer expose à des sanctions pénales, prison ou amende. 

 

La "sûreté nationale", un concept très flou, comme le souligne Meron Rapoport, journaliste pour le site israélo-palestinien +972 Magazine dans une interview à Courrier International. Alors que cette censure était généralement limitée à quelques dizaines ou centaines de cas par an, +972 Magazine rapporte l'explosion des cas depuis les attaques terroristes du 7 octobre 2023 avec 15 articles concernés par jour, soit plusieurs milliers de publications interdites totalement ou partiellement chaque année.

 

Graphique édité par le média +972 Magazine qui illustre l'explosion des cas de censure depuis les attaques du 7 octobre 2023. En clair le pourcentage d'articles soumis partiellement censurés, en foncé les articles totalement censurés.

 

Et si les journalistes étrangers n'étaient auparavant pas directement concernés, le régime s'est durci à l'hiver 2026 avec la guerre en Iran. Ils sont désormais soumis aux mêmes règles et prennent le risque de voir leur autorisation de travail remise en cause s'ils ne s'y conforment pas. Une loi votée en décembre 2025 par la Knesset, le Parlement israélien, permet la fermeture de médias étrangers qui porteraient atteinte à la sûreté nationale. Un principe déjà appliqué pour le média qatari Al-Jazeera fermé depuis plus de deux ans en Israël.

 

Cette censure, connue du public, est pourtant invisible pour les lecteurs car il est strictement interdit de publier un article avec des parties caviardées. 

 

Mais le plus grand danger pour l'information relève peut-être davantage dans l'autocensure : tous ces reportages et enquêtes qui ne sont tout simplement pas réalisés car les journalistes savent d'office qu'il ne sera pas possible d'obtenir les autorisations pour les mener ou les publier.

 

L'information, le 8e front

 

Toujours en août 2025, l'ONU déclare l'état de famine dans le territoire palestinien et une commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies conclut quelques semaines plus tard qu'Israël a commis un génocide à l’égard des Palestiniens.

 

Au même moment, le Premier ministre israélien, dont les armées sont en guerre de plus ou moins grande intensité à Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Iran, au Yémen, en Syrie, et en Irak, théorise lors d'un discours : 

 

"le huitième front : la bataille pour la vérité." 

 

Luc Bronner considère cette métaphore inquiétante : 

 

"Un front signifie une guerre et cela veut dire que les acteurs de ce front que sont les journalistes sont des ennemis potentiels. Le gouvernement actuel d'Israël considère que l'information est une bataille et qu'elle peut utiliser de tous les moyens disponibles".

  

"L'armée israélienne, et plus largement la diplomatie israélienne, utilisent les derniers outils pour influencer non seulement les lecteurs d'articles médiatiques mais aussi les réponses des agents IA dans les mois et années à venir."


Luc Bronner, correspondant du journal Le Monde à Jérusalem

 

Cette mission d'influence ou propagande israélienne, communément désignée par le terme hasbara, dispose ainsi de moyens accrus. Le correspondant du journal Le Monde se souvient d'un voyage embedded (terme utilisé pour les voyages de presse encadrés par l'armée) dans la Bande de Gaza, toujours inaccessible aux médias étrangers, bien que ce territoire ne soit pas officiellement administré par Israël.

 

"L'armée israélienne avait aussi entrouvert la porte pour des influenceurs qui étaient là pour porter le récit de l'armée sans la moindre distance critique, et en l'occurrence le discours qu'il n'y avait pas de famine à Gaza", raconte-t-il. 

 

(Re)voir Journée mondiale de la liberté de la presse, mais est-elle vraiment libre en 2026?

 

La sécurité des journalistes est aussi remise en question, et pas uniquement à Gaza. En Cisjordanie, la situation est toujours plus tendue et des équipes ont été attaquées par des colons. Mais les plus menacés restent les Palestiniens. Nombreux sont ceux qui ont été arrêtés et violentés, deux d'entre eux Nidal Al-Wahidi et Haitham Abdel Wahid sont même portés disparus s'alarme leur syndicat, le PJS.

 

Depuis le 7 octobre 2023, au moins 267 travailleurs des médias, dont 240 Palestiniens, ont été tués selon la Fédération internationale des journalistes, qui dénonce le plus grand massacre de professionnels de l'information de toute l'histoire.

 

Peut-on encore parler de démocratie en Israël ?

 

Un État qui remet ainsi en cause la liberté de la presse peut-il encore être qualifié de démocratie interrogent des militants des droits humains ? Selon Eitan Rom, cette question était légitime avant même le début de la guerre en cours dans la Bande de Gaza. 

 

"Tant qu'Israël restera une force d'occupation et continuera de fait à imposer une dictature militaire à une population civile qui ne jouit d'aucun droit collectif et de pratiquement aucun droit individuel, dont les droits humains sont bafoués quotidiennement, et tant qu'un système d'apartheid perdurera en Cisjordanie, il sera difficile d'affirmer qu'Israël est une démocratie florissante" se désole-t-il.

 

Pour le directeur adjoint de l'ONG Breaking the Silence, il est essentiel de laisser la presse travailler et enquêter pour comprendre ce qui se passe à Gaza. "Nous sommes comptables de ce qui se produit là-bas, nous devons pouvoir discuter des politiques elles-mêmes et pas seulement des incidents pris isolément".

 

https://information.tv5monde.com/international/video/jai-decide-de-briser-le-silence-quand-un-soldat-israelien-temoigne-sur-la-desinformation-de-larmee-israelienne-gaza-2835867

 

Fin de l’article :

 

Bon Shabbat

 

C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri