mercredi 5 août 2026

SOUTIEN A DIEUDONNE ........

 

Dieudonné interrompu par la préfecture devant 500 spectateurs près de Metz chez un particulier

 

Près de Metz, quelque 500 personnes assistaient au spectacle de Dieudonné sur une propriété privée lorsque la sous-préfecture et les forces de l’ordre sont intervenues. Quelques jours plus tôt, l’interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble avait déclenché une mobilisation politique, médiatique et judiciaire immédiate. Deux artistes contestés, deux spectacles arrêtés, mais un traitement radicalement différent.

 

Mise à jour le 05/08/26

 

Depuis quand 500 spectateurs paisibles représentent-ils un trouble urgent à l’ordre public ?

 

La scène se déroule sur une propriété privée située près de Metz. Environ 500 spectateurs sont réunis devant Dieudonné et aucun trouble n’est signalé dans le public. La représentation a commencé depuis près de deux heures lorsque la sous-préfète et les forces de l’ordre pénètrent sur le terrain. Les organisateurs contestent aussitôt les conditions de cette intervention et invoquent le respect du droit de propriété. Un commissaire monte finalement sur scène pour notifier l’arrêté à l’humoriste, qui le signe à 21 h 15.

 

À Grenoble, le scénario institutionnel avait été sensiblement différent. Le 18 juillet 2026, le concert de Barbara Butch au Cabaret frappé était interrompu après une vingtaine de minutes, sur fond de protestation propalestinienne. La Ville a évoqué des jets de bouteilles, des menaces et un sabotage électrique, tandis que les images diffusées montraient principalement des slogans, des sifflets et des drapeaux palestiniens. Très vite, les plaintes, les déclarations politiques et les soutiens médiatiques se sont multipliés autour de Barbara Butch.

 

Près de Metz, l’arrêté arrive après deux heures de spectacle

 

La manière de procéder reste étonnante. Près de 500 personnes sont déjà installées, la représentation se déroule depuis deux heures et aucune agitation n’est rapportée. C’est à ce moment précis que l’administration décide de monter sur scène. La menace contre l’ordre public devait être particulièrement discrète : il aura fallu attendre 21 h 15 pour la découvrir.

 

La sous-préfète ne remet pas personnellement l’arrêté. Cette tâche revient à un commissaire que Dieudonné décrit comme « fort sympathique ». L’humoriste demande au public de filmer chaque instant, puis signe le document. Le spectacle est arrêté devant des spectateurs qui ne paraissaient, jusque-là, menacer ni la République ni la tranquillité de la Moselle.

 

Sur son compte officiel, Dieudonné accuse directement l’État :

 

« L’État hors-la-loi, l’État raciste pénètre illégalement sur un terrain privé pour faire interdire un spectacle. Les forces de l’ordre sont humiliées car au service d’associations communautaires. »

 

Les organisateurs parlent également d’un « abus de pouvoir manifeste ».

 

Reste une question très simple : pourquoi attendre que le spectacle soit largement commencé pour remettre la décision à l’artiste ? L’administration française connaît pourtant les horaires. Elle sait envoyer des contraventions, calculer des pénalités et retrouver un contribuable pour quelques euros. Mais lorsqu’il faut notifier à temps l’interdiction d’un spectacle réunissant 500 personnes, la montre préfectorale semble soudain fonctionner au ralenti.

 

À lire aussi : La CGT délaisse les usines pour traquer Dieudonné aux portes de Metz

 

Le spectacle s’arrête, la soirée devient une conférence

 

Plutôt que de poursuivre la représentation visée par l’arrêté, Dieudonné choisit d’y mettre fin. Il transforme alors la rencontre en conférence publique. Il aborde notamment ce qu’il présente comme l’ « affaire Epstein-Rothschild » et ses ramifications dans les institutions françaises.

 

L’humoriste fait référence à des échanges attribués à Ariane de Rothschild et Jeffrey Epstein, dans lesquels son nom a été mentionné. Dieudonné estime que ces documents permettent de comprendre certaines mesures prises contre lui.

 

La transformation du spectacle en discussion publique produit une situation assez cocasse. L’État vient empêcher un humoriste de jouer, mais celui-ci continue de parler devant le même public sous une autre forme. La préfecture aura donc réussi à supprimer les plaisanteries sans supprimer les idées. Une grande victoire administrative, soigneusement tamponnée et signée à 21 h 15.

 

Barbara Butch : le soutien politique et médiatique en quelques heures

 

Le contraste est difficile à ignorer. Pour Barbara Butch, les forces de l’ordre protègent la scène et éloignent un spectateur désapprobateur. Pour Dieudonné, elles entrent sur une propriété privée et montent sur scène afin d’arrêter la représentation. Dans les deux cas, la police est présente. Seule la direction dans laquelle elle agit change.

 

La République semble ainsi proposer deux formules. La première comprend le soutien des élus, les tribunes d’artistes, les plateaux de télévision et la protection rapprochée. La seconde inclut l’arrêté préfectoral, la sous-préfète à l’entrée et le commissaire chargé de couper le spectacle. Les libertés publiques restent universelles, mais les options dépendent visiblement du nom inscrit sur l’affiche.

 

À lire aussi : Blanche Gardin, Barbara Butch : la liberté d’expression selon le sens du vent

 

Dieudonné agressé, insulté et menacé : une indignation beaucoup plus calme

 

Les violences subies par Dieudonné ne sont pourtant pas imaginaires. En mars 2005, l’humoriste est agressé devant les locaux d’Antilles Télévision en Martinique. Trois hommes sont rapidement interpellés. Selon les sources proches de l’enquête citées à l’époque, ils étaient arrivés sur l’île avec des passeports israéliens.

 

En juin 2019, un automobiliste fonce avec un véhicule tout-terrain sur la scène en cours de montage où Dieudonné devait se produire à Neuvy-Sautour, dans l’Yonne. L’homme sera condamné en 2022 à vingt-quatre mois de prison, dont dix-huit avec sursis. Là encore, aucune grande mobilisation durable du monde de la culture n’a suivi.

 

En 2008, lors d’une émission de la Radio-Télévision suisse, le producteur Pascal Bernheim déclare à propos de Dieudonné : « Ben, c’est un nègre. » L’humoriste porte plainte pour injure, diffamation et discrimination raciale. La procédure est classée. L’insulte raciste est restée visible et documentée, sans provoquer la mobilisation réservée à d’autres affaires.

 

Marc-Olivier Fogiel a, pour sa part, été condamné en 2005 après la diffusion dans son émission d’un message visant Dieudonné et évoquant « l’odeur des Noirs ». Le journaliste est ensuite devenu directeur général de BFMTV, tandis que l’humoriste continuait de voir ses spectacles interdits. Deux parcours qui donnent une définition assez originale des conséquences professionnelles.

 

Richard Malka avait également déclaré sur iTélé que la place de Dieudonné était « dans un asile ». L’avocat a été reconnu coupable d’injure publique en première instance en 2016, avant d’être relaxé en appel l’année suivante. On peut donc suggérer l’internement psychiatrique d’un artiste à la télévision et continuer d’être présenté comme un grand défenseur de la liberté d’expression. Tout dépend, là encore, de l’artiste.

 

En 2025, Dieudonné a reçu une menace de mort accompagnée d’insultes racistes. Sa plainte pour menace aggravée par la haine raciale est classée sans suite par le parquet de Chartres. Peu de responsables politiques réagissent. Aucun rassemblement de 300 artistes. Pas de grande soirée spéciale sur les chaînes d’information.

Publicité

 

À lire aussi : Dieudonné traité de « singe » et menacé de mort : le parquet classe l’affaire sans suite

 

L’humoriste décrit d’ailleurs une contradiction difficile à résoudre : la justice lui demande de travailler pour régler ses condamnations financières, tandis que l’administration l’empêche régulièrement d’exercer son métier. Il doit donc payer, mais sans gagner d’argent grâce à ses spectacles. Le remboursement sans revenu : encore une spécialité française appelée à faire école.

 

par Le Média en 4-4-2

 

« C’est quoi cet autre article présent sur ce site qui dit : « Dieudonné joue chez un fan : Sous la pression des autorités, son hôte se retourne contre lui en plein spectacle »

 

Ici c’est « l’administration décide de monter sur scène à 21 h 15 »

 

https://lemediaen442.fr/dieudonne-interrompu-par-la-prefecture-devant-500-spectateurs-pres-de-metz-chez-un-particulier/

 

Fin de l'article.

 

Soutien à Dieudonné 


C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri


Le dernier des abrutis

 

Zapping : Bruno Le Maire prend cher dans une interview

 

Invité de Thinkerview, Bruno Le Maire espérait présenter ses idées et préparer son retour politique. Le journaliste Sky avait prévu un autre programme : ressortir les déclarations, les erreurs et les casseroles accumulées pendant sept années à Bercy.

 

Mise à jour le 04/08/26

 

Le bilan économique était déjà enterré ; Thinkerview s’est simplement chargé de refermer proprement le cercueil.

 

Le ton est donné lorsque l’intervieweur demande à l’ancien ministre s’il n’a pas « trop ouvert sa gueule ». Bruno Le Maire reconnaît que lorsqu’un responsable politique parle beaucoup, il dit « forcément des bêtises ». Il refuse toutefois de demander pardon : « J’explique et je prends mes responsabilités. » Lesquelles ? La réponse reste plus difficile à obtenir.

 

Sky revient notamment sur la promesse de provoquer « l’effondrement de l’économie russe ». Bruno Le Maire admet simplement : « Nous n’y sommes pas arrivés. » Moscou est toujours debout, tandis que la dette française a dépassé les 3 000 milliards d’euros. Le Mozart de l’économie avait visiblement oublié quelques mesures dans sa partition.

 

À lire aussi : Bruno Le Maire : le fossoyeur en chef de l’économie française se défausse sur les autres

 

L’entretien bifurque ensuite vers Fugue américaine, son roman devenu célèbre pour une scène érotique particulièrement anatomique. « Ce n’est pas un bouquin de cul, c’est un bouquin sur la musique », proteste l’auteur. Mais oui…

 

Bruno Le Maire répète enfin vouloir « changer de système ». Après avoir servi Emmanuel Macron de 2017 à 2024, il propose donc de réparer le modèle qu’il a lui-même contribué à construire. La Macronie prépare déjà l’alternance à la Macronie.

 

par Yoann

 

https://lemediaen442.fr/zapping-bruno-le-maire-prend-cher-dans-une-interview/

 

Bruno Le Maire prend cher dans une interview...

 

Lien YouTube 618 commentaires :

 

« Wow ! Nous sommes en plein dans l’effet Dunning-Kruger : l’incompétent confiant, se croit alors compétent … C’est un cas d’école, là. (surtout que le mec était ministre de l’éco …. et il croit toujours qu’il était ministre du budget … à mourir de rire) »

 

https://www.youtube.com/watch?v=yP_jqzyVZVA