La bergère d’Israël
Aurore Bergé nomme Amir Haddad, soutien de Tsahal, Chevalier de l’Ordre national du Mérite
Le 15 mai, le Journal officiel a livré sa énième surprise : Laurent Amir Haddad, alias « Amir », s’est vu décerner le grade de Chevalier de l’Ordre national du Mérite. Proposition d'Aurore Bergé, ministre déléguée toujours aussi inspirée dans ses moments de grâce. La dame lui a écrit, d’un style aussi empesé que sa communication : « Cher Amir, sur ma proposition, vous serez nommé […] Merci pour les combats que vous menez avec tant d’engagement et de cœur. » L’artiste, ému (comme il se doit), a posté la nouvelle sur Instagram en remerciant « Madame la ministre et la République ». La récompense saluerait ses 20 ans de services et son « attachement à la scène francophone ». Passons sur le vide sidéral de cette formule. De son côté Sébastien Lecornu a su reconnaître les mérites de Gaël Clavière, chef pâtissier à l'intendance du Premier ministre, pour ses 28 ans de services.
Mise à jour le 19/05/26
Aurore Bergé décore Amir, entre service militaire israélien, votes trafiqués et colonie d’Hébron.
Entre la Seine, le Jourdain et les renseignements militaires
Né à Paris en 1984 dans une famille juive sépharade, Amir Haddad a grandi en Israël dès ses huit ans. Là-bas, service militaire obligatoire. Il est devenu sergent-chef dans les services de renseignement de Tsahal. Un petit détail biographique qui revient dans les débats comme un boomerang gênant – surtout quand on veut jouer les artistes consensuels. De retour en France, troisième de The Voice en 2014 (dans l’équipe de Jenifer, gloire), puis Eurovision 2016 avec J’ai cherché – sixième place, on oublie. Depuis, disques de platine, NRJ Music Awards, et même l’hymne des JO de Paris 2024. De quoi justifier une médaille ? À voir.
Les 10 000 voix fantômes : une fraude en sourdine
En 2014, pendant The Voice, une charmante affaire a éclaboussé le candidat. Selon des révélations reprises notamment par Afida Turner, Amir aurait tenté d’acheter la victoire en précommandant 10 000 votes via un centre d’appels basé en Israël. Un message posté sur sa page Facebook appelait les Israéliens à voter gratuitement (ou via un numéro surtaxé, selon la provenance). Résultat : aucune poursuite, aucun démenti public appuyé, juste une troisième place finale. La macronie aime les artistes discrets sur leurs petites magouilles.
The NEWS@thenews_fr
🎖️🇫🇷 La ministre Aurore Bergé a nommé le chanteur franco-israélien Amir Haddad, ancien soldat de l’armée israélienne, au grade de Chevalier de l’Ordre national du Mérite.
Dans ses concerts, il récolte régulièrement des fonds pour cette armée étrangère, comme le montre cette vidéo 👇
https://x.com/thenews_fr/status/2056410335859359860
Chandelles pour Tsahal et virée à Hébron
Le chanteur a par ailleurs participé à des galas de soutien aux soldats israéliens. En 2008, il chante pour Migdal, la vitrine française de la police des frontières israélienne (Magav). Une partie des recettes d’une chanson aurait été reversée à des associations militaires. Mais le clou, c’est son concert dans la colonie d’Hébron, en Cisjordanie, lors d’une soirée pro-Tsahal. En 2016, Alain Soral le qualifiait d’« espion chanteur imposé par le lobby ».
2025 : les Francofolies se passent de lui
L’année dernière, aux Francofolies de Spa (Belgique), plusieurs artistes ont refusé de partager la scène avec Amir. Motif : son passé militaire et son soutien affiché à Tsahal, dans un contexte de guerre à Gaza. Des collectifs comme Liège Occupation Free ont réclamé l’annulation de ses concerts, pointant une armée accusée de crimes de guerre. Sa réponse ? « Mon service était obligatoire » et « c’est comme soutenir les pompiers en France ». La comparaison a le mérite d’être risible – et profondément malhonnête.
par Yoann
Aurore Bergé l’annonce : Qualifier des Français juifs (ayant servi dans Tsahal) de « génocidaires » vous enverra en prison
Dans un numéro d'équilibriste digne des plus grands, Aurore Bergé, ministre de l'Égalité (ou ce qu'il en reste), s'est fendue d'une interview sur i24News, la chaîne qui ne dort jamais quand il s'agit de défendre les intérêts israéliens. Date à retenir : 16 février 2026. Contexte : une flambée d'actes antisémites depuis octobre 2023. Réponse de la ministre ? Resserrer les rangs avec Israël, pays avec lequel nous partagerions désormais une "ligne de front commune face au terrorisme islamiste". Traduction : toute critique de l'État hébreu devient potentiellement un délit, surtout si vous avez le malheur de qualifier un soldat franco-israélien de "génocidaire". La promesse est claire : on poursuit, on condamne, on verrouille.
Mise à jour le 17/02/26
Entre deux déclarations d’amour à Israël, la ministre oublie que l’antisionisme n’est pas une maladie, mais parfois une simple opinion politique.
Portrait de famille : papa doublait Stallone, fille double la mise sur Israël
Née sous les projecteurs d’une famille artistique – son père, Alain Dorval, prêtait sa voix à Rambo – Aurore Bergé, 39 ans, a troqué les plateaux de cinéma pour ceux de l’Assemblée. Sciences Po, UMP, macronisme de la première heure, présidence du groupe Renaissance : le parcours est linéaire, sans accroc, sans aspérité. Depuis 2024, elle officie au ministère de l’Égalité, où elle a trouvé son combat : traquer l’antisionisme sous chaque buisson. Sa thèse, martelée à l’envi : l’antisionisme ne serait qu’un cache-sexe pour antisémites. Une vision du monde aussi simpliste que commode, qui permet de disqualifier d’un revers de manche des millions de voix critiques sur la politique israélienne.
La loi Yadan ou l’art de museler proprement
Déposée en novembre 2024 par Caroline Yadan, députée des Français de l’étranger (circonscription incluant Israël, hasard ou nécessité ?), cette proposition de loi n°575 est présentée comme le remède miracle à un « vide juridique ». Le diagnostic ? L’antisionisme, cette « idéologie de négation ». Le traitement ? Jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende pour ceux qui appelleraient à la destruction d’Israël, compareraient l’État hébreu au nazisme ou minimiseraient le terrorisme. Plus de 120 députés, dont Aurore Bergé et l’ancien président Hollande, ont cosigné ce texte voté en commission en janvier 2026, malgré les réserves du Conseil d’État pointant des « redondances » avec le droit existant. Caroline Yadan, avocate de formation et militante proche des communautés juives, assure vouloir protéger les juifs de France. Aurore Bergé, elle, parle de « faire tomber les masques », notamment ceux de La France insoumise, accusée de « cynisme électoral ». Comme si LFI détenait le monopole du cynisme en politique…
À lire aussi : Nouvelle loi de la député Caroline Yadan : la critique d’Israël et du sionisme bientôt interdite en France
Brouhaha judiciaire : quand la censure s’invite au débat
Bien sûr, l’initiative a déclenché des tempêtes, pas seulement dans un verre d’eau. La Cimade, la Ligue des droits de l’Homme, entre autres trouble-fête, dénoncent une instrumentalisation du combat contre l’antisémitisme. Leur crainte ? Qu’à vouloir trop protéger Israël des critiques, on finisse par associer tous les juifs français à sa politique, et par restreindre la liberté d’expression sur le conflit à Gaza. Pendant ce temps, en Palestine, on continue de compter les morts sous les bombes israéliennes, sans que la loi Yadan n’y change quoi que ce soit.
Censure ou protection : le grand écart législatif
Si elle entre en vigueur, cette loi pourrait bien révolutionner la manière dont la France traite le débat géopolitique. Fini les slogans « From the river to the sea »? Sans doute. Fini les comparaisons historiques dérangeantes ? Probablement. Aurore Bergé et ses partisans y voient une façon de préserver la mémoire de la Shoah et d’endiguer un antisémitisme « décomplexé ». Les autres y perçoivent une dérive sécuritaire, un tour de vis liberticide au nom d’une cause certes noble, mais instrumentalisée. Une chose est sûre : entre liberté d’expression et protection contre la haine, le gouvernement a choisi son camp. Et comme souvent, c’est celui du bâton.
par Yoann
« Si on ne peut le dire, d’autres à travers le monde s’en chargeront ! AlléluYah»
Amir Haddad, le chanteur de Tsahal, a tenté de remporter « The Voice » en achetant 10 000 voix pour s’assurer la victoire
Dans la grande tradition des artistes français qui collectionnent les trophées sans jamais vraiment les mériter, Amir Haddad occupe une place de choix. Ce fils de la bourgeoisie juive séfarade, né à Paris en 1984 avant de fuir vers Israël à 8 ans pour y faire ses classes, n'a jamais vraiment cessé de servir deux pays. Mais contrairement à ce que raconte sa maison de disques, ce n'est pas seulement sa voix qu'il a mise au service de la France : ce sont aussi les méthodes apprises lors de son glorieux passage comme sergent-chef dans les renseignements de Tsahal. Car avant de chanter l'amour sur les plateaux télé, Amir Haddad apprenait à collecter des informations, à manipuler les foules et, visiblement, à truquer des élections. On connaissait le soldat, on découvre le tricheur. Quelques années plus tard, le voilà rattrapé par ses vieux démons : une ancienne tentative d'achat de votes lors de la saison 3 de The Voice refait surface. La méthode ? 10 000 appels commandés à une centrale téléphonique israélienne. La classe.
Mise à jour le 26/02/26
Derrière le sourire angélique du chanteur préféré des ménagères se cache un sergent-chef des renseignements israéliens passé maître dans l’art de truquer les votes.
Du fauteuil dentaire au fauteuil de traître
Avant d’être ce chanteur à la voix de velours qui fait pleurer les grand-mères sur France Télévisions, Amir Haddad a eu le temps de mener plusieurs vies. Après des études de dentisterie à Jérusalem – sans doute pour arracher les dents des manifestants palestiniens, qui sait – il tente sa chance dans la musique en Israël. En 2006, il participe à Kokhav Nolad, l’équivalent locale de la Nouvelle Star, sans vraiment marquer les esprits. Il faut dire que dans un pays où l’occupation est une industrie, la musique passe souvent au second plan. Mais Amir persévère, sort un album de reprises en hébreu, et finit par comprendre que son avenir est ailleurs. La France, cette vieille dame indulgente, l’accueille à bras ouverts en 2014. Jenifer le prend sous son aile, le public l’adopte, et le voilà troisième d’une émission qu’il aurait pourtant bien voulu gagner. Quitte à tricher, visiblement.
Car ce que ses fans ignorent, c’est que pendant qu’ils votaient pour lui par SMS, Amir avait déjà mis en place un plan bien rodé. Une petite combine apprise chez les copains de Tsahal : quand on veut gagner, on ne laisse pas le hasard décider. On achète, on contrôle, on manipule. Mais le destin est parfois taquin : même avec 10 000 voix achetées, Amir finit troisième. Derrière Kendji Girac et Maximilien Philippe. Une humiliation que seule une carrière bien gérée et un bon réseau médiatique pourront effacer.
Les Spectateurs@SpectateursFr
" Pour tous les gens d'Israël, si vous voulez voter gratuitement pour Amir, appelez le 0 800... "
🔴FLASH | 🇫🇷🇮🇱 Le chanteur franco-israélien Amir Haddad a tenté de remporter l’émission « The Voice » en achetant 10 000 voix pour s’assurer la victoire. Malgré cela, il n’a pas remporté le concours.
https://x.com/SpectateursFr/status/2026708416308113613
Afida Turner balance : 10 000 appels et un numéro en hébreu
C’est Afida Turner, cette ancienne gloire de la télé-réalité au franc-parler légendaire, qui a remis les pendules à l’heure. Elle raconte sans détour comment elle a découvert l’affaire : « Il avait mis sur sa page Facebook un appel aux Israéliens. Il disait : « Pour tous les gens d’Israël, si vous voulez voter gratuitement pour Amir, appelez le 0 800… » » Un numéro gratuit depuis l’étranger, une centrale d’appels basée en Israël, et 10 000 appels commandés pour faire exploser les compteurs. Une combine digne des plus grandes arnaques, que Turner compare aux pratiques des NRJ Music Awards où, dit-elle, « les artistes achètent des votes pour gagner ». Sauf qu’à l’époque, The Voice n’avait pas encore inventé le filtrage des appels étrangers. Une aubaine pour Amir, un scandale pour les autres.
Afida Turner, plus bavarde que jamais, explique avec force détails comment le système fonctionnait. « Une centrale d’appels, 10 000 à une centrale d’appels », répète-t-elle, en insistant sur le fait que le numéro était en hébreu. Preuve, s’il en fallait une, que l’opération ciblait spécifiquement Israël. Après tout, pourquoi faire appel aux Français quand on peut mobiliser tout un pays habitué à voter pour ses colons ?
À lire aussi : Amir Haddad, ancien sergent-chef des renseignements de l’armée israélienne, boycotté aux Francofolies !
Le silence assourdissant du soldat Haddad
Depuis la révélation de cette affaire, Amir Haddad, d’ordinaire si prompt à monter sur scène pour défendre l’art contre la haine, se fait étrangement discret. Aucun communiqué, aucun post sur les réseaux sociaux, aucune interview pour démentir ou expliquer. Un silence qui en dit long sur la véracité des accusations. Car quand on a l’habitude de répondre aux critiques par des envolées lyriques sur le pouvoir de la musique, on ne se tait pas face à une accusation de triche aussi précise. On sort les avocats, on menace de poursuivre, on fait taire les mauvaises langues. Mais Amir ne fait rien. Il attend. Il espère sans doute que l’orage passe, comme il a espéré que ses 10 000 appels lui offriraient la victoire.
À lire aussi : Amir Haddad, l’espion chanteur imposé par le Lobby… et débusqué par Alain Soral en 2016 !
L’art de la triche ou la triche dans l’art ?
Cette affaire pose une question gênante pour l’industrie des télé-crochets : jusqu’où les artistes sont-ils prêts à aller pour gagner ? Car si Amir a effectivement acheté des votes en 2014, combien d’autres ont fait de même sans jamais se faire prendre ? Les méthodes évoluent, les centrales d’appels se perfectionnent, et le public, lui, continue de voter en croyant participer à un concours équitable. Une naïveté presque touchante quand on sait que derrière chaque téléphone rouge, des équipes entières de communicants, de producteurs et d’artistes tirent les ficelles.
Amir Haddad, lui, peut toujours se consoler en regardant son palmarès : disques de platine, NRJ Music Awards, MTV Award, hymne des JO 2024… Une carrière brillante construite sur un talent réel, certes, mais aussi sur des réseaux bien huilés et, visiblement, sur quelques combines bien senties. Reste à savoir si TF1 ouvrira une enquête. On en doute. Après tout, pourquoi remuer le passé quand le présent est si profitable ? Le chanteur continue de vendre des disques, de remplir des salles et de sourire aux caméras. Pendant ce temps, à Gaza, les bombes continuent de tomber. Mais Amir, lui, a choisi son camp depuis longtemps. Celui des vainqueurs. Quitte à tricher un peu. Beaucoup. À la guerre comme à la guerre.
par Yoann
Israël deuxième à l’Eurovision : La victoire de l’hypocrisie européenne
C’est fait. Malgré les pétitions, les désistements en larmes, les drapeaux palestiniens agités dans les gradins et les menaces de boycott de la part des pays qui osent encore avoir une conscience, Israël a réussi l’exploit : terminer deuxième à l’Eurovision 2026. Deuxième, juste derrière la Bulgarie, et surtout, juste devant ce qui reste de la dignité collective. Delphine Ernotte est la présidente bénévole (si, si) de l'Union Européenne de Radio-Télévision qui organise l'Eurovision. Préférant séjourner au Majestic (1 300 € la nuit) à l'occasion du festival de Cannes, elle ne s'est pas rendue à Vienne où se déroulait l'Eurovision. Monroe, la candidate de la France, est franco-américaine, d'origine congolaise et a été élevée dans une famille mormone. Nous sommes donc dans le « vivre ensemble », mais sans Russes et Biélorusses tout de même.
Mise à jour le 17/05/26
Entre deux notes de disco, 17 enfants meurent à Gaza.
Un boycott mondial, une indifférence européenne
Pourtant, le mouvement avait tout pour réussir. L’Irlande avait retiré son artiste, invoquant l’impossibilité de chanter pendant que des enfants mouraient sous les bombes. L’Espagne, après avoir menacé de boycotter, avait finalement envoyé une ode à l’amour universel. Une vingtaine d’artistes européens avaient publiquement refusé de participer tant qu’Israël serait en lice. Des milliers de manifestants avaient envahi les rues de Malmö, scandant « From the river to the sea, your entry’s not welcome here ». Même la Norvège, d’ordinaire aussi neutre qu’un pot de yaourt, avait hésité après les images de Rafah.
Cerfia@CerfiaFR
Le classement final et complet de l’Eurovision 2026:
🥇 Bulgarie 🇧🇬 (516 points)
🥈 Israël 🇮🇱 (343 points)
🥉 Roumanie 🇷🇴 (296 points)
4️⃣ Australie 🇦🇺 (287 points)
5️⃣ Italie 🇮🇹 (281 points)
6️⃣ Finlande 🇫🇮 (279 points)
7️⃣ Danemark 🇩🇰 (243 points)
8️⃣ Moldavie 🇲🇩 (226 points)
9️⃣ Ukraine 🇺🇦 (221 points)
🔟 Grèce 🇬🇷 (220 points)
1️⃣1️⃣ France 🇫🇷 (158 points)
1️⃣2️⃣ Pologne 🇵🇱 (150 points)
1️⃣3️⃣ Albanie 🇦🇱 (145 points)
1️⃣4️⃣ Norvège 🇳🇴 (134 points)
1️⃣5️⃣ Croatie 🇭🇷 (124 points)
1️⃣6️⃣ Tchéquie 🇨🇿 (113 points)
1️⃣7️⃣ Serbie 🇷🇸 (90 points)
1️⃣8️⃣ Malte 🇲🇹 (89 points)
1️⃣9️⃣ Chypre 🇨🇾 (75 points)
2️⃣0️⃣ Suède 🇸🇪 (51 points)
2️⃣1️⃣ Belgique 🇧🇪 (36 points)
2️⃣2️⃣ Lituanie 🇱🇹 (22 points)
2️⃣3️⃣ Allemagne 🇩🇪 (12 points)
2️⃣4️⃣ Autriche 🇦🇹 (6 points)
2️⃣5️⃣ Royaume-Uni 🇬🇧 (1 point)
https://x.com/CerfiaFR/status/2055787642554581321
« Shine Through the Smoke » : l’hymne de la dissonance morale
Et pourtant. Le public européen, dans sa sagesse télévisuelle, a décrété que la chanson israélienne – un tube disco intitulé « Shine Through the Smoke » – méritait l’argent. Les commentateurs de la RTBF ont salué une « performance émouvante ». Ceux de France Télévisions ont célébré « une belle leçon de résilience ». Une résilience qui, visiblement, consiste à danser sur scène pendant que l’armée israélienne danse sur les ruines de Gaza.
La musique a gagné… et la politique ?
Les organisateurs, ces apôtres de la paix par la chansonnette, se sont félicités dans un communiqué : « Ce soir, la musique a gagné. Pas la politique. » Traduction : « On a empoché nos 47 millions d’euros de droits TV, alors épargnez-nous vos remords. » Benjamin Netanyahou, lui, a tweeté : « Une fois de plus, la haine a perdu. » On suppose qu’il parlait de la haine des anti-guerres, pas de celle des colons armés.
Momotchi@mmtchi
Pop culture eurovision
La Suède était le seul pays sans masque pendant le C*vid et devinez ce qu'on nous envoie comme candidate 😭
Pop culture eurovision La Suède était le seul pays sans masque pendant le C*vid et devinez ce qu'on nous envoie comme candidate
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https://x.com/mmtchi/status/2055760878927024580
Gaza : l’oubli programmé
Côté palestinien, on a simplement rappelé que, pendant que l’Europe votait à coups de SMS surtaxés, 17 enfants de plus avaient péri sous les bombes. Mais bon, ce n’est pas très « feel-good », alors on en parle peu. L’Eurovision, après tout, est un spectacle. Et dans un spectacle, on ne gâche pas l’ambiance avec des réalités sordides.
À lire aussi : La chasse aux ombres : L’armée israélienne abat des Palestiniens qui récupéraient leurs biens dans les ruines du nord de Gaza
2027 : la suite s’annonce prometteuse
Bravo, donc, à Israël. Bravo à l’Europe. Et surtout, bravo à tous ceux qui ont voté pour cette chanson en se disant « C’est juste un concours, hein ». On vous donne déjà rendez-vous en 2027 pour un nouveau numéro : « Eurovision : Israël remporte le concours avec un hymne à la paix pendant que Tsahal achève le dernier hôpital de Cisjordanie ». À suivre.
par Yoann
https://lemediaen442.fr/israel-deuxieme-a-leurovision-la-victoire-de-lhypocrisie-europeenne/
Fin des articles
C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri
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