dimanche 15 mars 2026

L'OBJECTIF D'ISRAEL EN IRAN ........

 

L’objectif d’Israël en Iran n’est pas simplement un changement de régime, mais un effondrement total

14 mars 2026

 

par Kate McMahon

 

Pour Israël, un État iranien en faillite, fracturé par une guerre civile, est préférable à tout autre résultat. Ils ne veulent pas seulement changer le régime en Iran, ils veulent faire s’effondrer l’État lui-même.

 

Après des décennies de guerres désastreuses au Moyen-Orient, les USA ont peut-être enfin retenu une leçon : les changements de régime sont extrêmement difficiles. Éliminer un chef d’État est la partie facile : ce qui vient après ne l’est pas. Si l’objectif sous-jacent est un changement de régime, on s’attend à ce que les USA cultivent une direction alternative supervisant un État plus ou moins fonctionnel. C’est là que les choses tournent mal – et c’est pourquoi peu de gens travaillent sérieusement à un changement de régime en Iran.

 

Les exemples de telles entreprises avortées sont nombreux. Les USA ont envahi l’Irak en 2003, ils ont tué Saddam Hussein en 2006. Vingt ans plus tard, ils sont toujours en Irak. Les déclarations prématurées de « mission accomplie » contredisaient les longues complications de la construction nationale qui restaient à venir. Aujourd’hui, l’Irak est profondément divisé avec un système politique alambiqué, fracturé selon des lignes ethniques – c’est un État quand même fonctionnel, mais il a fallu deux décennies et demie, des milliards de dollars, environ un million de morts et une vague de terreur dans toute la région pour y arriver. La stabilité que l’Irak a acquise est aussi plus due à l’adaptation politique irakienne qu’au plan usaméricain.

 

Pendant ce temps, en Afghanistan, les USA ont passé deux décennies à tenter de remplacer les talibans, pour finalement voir les talibans reprendre une nouvelle fois le pouvoir. Et en Syrie, Washington a armé des factions rivales cherchant à renverser Bachar al-Assad, attisant les tensions ethniques et plongeant le pays dans la guerre civile. À un moment donné, des milices armées par le Pentagone combattaient celles armées par la CIA.

 

Mais la Libye fournit un autre type de récit édifiant. En 2011, des frappes usaméricaines ont aidé à tuer Mouammar Kadhafi. Pourtant, les responsables de l’administration Obama ne se souciaient pas particulièrement d’installer un remplaçant ou de s’impliquer dans le travail compliqué de la construction nationale, laissant les Libyens seuls face aux conséquences et au vide de pouvoir qui a suivi. En 2010, la Libye était l’un des pays les plus riches d’Afrique et jouissait d’un niveau de vie élevé. Aujourd’hui, c’est un État en faillite principalement dirigé par des milices violentes et des trafiquants d’esclaves, marqué par des années de guerre civile.

 

Actuellement, les USA ont assassiné le guide suprême iranien Khamenei sous le prétexte d’apporter la démocratie en Iran, ou parce qu’ils auront bientôt l’arme nucléaire, une assertion fausse. Quelle est la suite ?

 

Bien que les responsables de Washington puissent feindre des efforts pour rétablir le Shah, cette tentative est au mieux superficielle. Le fils exilé du dictateur brutal de l’Iran, renversé lors de la révolution islamique de 1979, n’est pas sur le point de rentrer à Téhéran sur un cheval blanc pour remettre le pays en ordre avec le panache d’un monarque. Bien qu’il conserve une base de fans fidèles parmi la diaspora iranienne aux USA – en particulier ceux issus de familles riches qui ont prospéré sous la monarchie violente – il est profondément impopulaire en Iran. Peu de gens envisagent sérieusement de tels fantasmes selon lesquels rétablir un roi qui a vécu en USAmérique pendant quatre décennies se passerait sans accroc.

 

La restauration monarchiste étant largement écartée, l’attention s’est tournée vers la ligne de succession interne de la République islamique. En discutant d’un successeur potentiel à Khamenei la semaine dernière, Trump a dit à un journaliste :

 

« L’attaque a été si réussie qu’elle a éliminé la plupart des candidats. Ce ne sera aucun de ceux auxquels nous pensions parce qu’ils sont tous morts. La deuxième ou troisième place est morte ».

 

Une fois le second fils de Khamenei nommé guide suprême, les responsables israéliens ont promis de l’assassiner ainsi que tous les successeurs suivants.

 

Les frappes usaméricaines et israéliennes en Iran ont éliminé des chefs de l’opposition viables, y compris des critiques emprisonnés de la République islamique. Apparemment, les USA cibleraient également intentionnellement des activistes de gauche.

 

Parce qu’en fin de compte, remplacer la République islamique n’est pas l’objectif principal, ni même un objectif souhaitable. L’objectif en Iran est plutôt la balkanisation ethnique et un État en faillite. Ils ne veulent pas changer le régime en Iran, ils veulent faire s’effondrer l’État lui-même. Le but des frappes militaires est de désintégrer les institutions de l’État, alimentant les tensions ethniques et les mouvements sécessionnistes, laissant l’Iran profondément divisé et marqué par la guerre civile et la violence sectaire – un parallèle avec la Syrie de 2015.

 

Un effondrement politique pourrait intensifier les pressions séparatistes parmi les Kurdes au nord-ouest, les Baloutches au sud-est et les Azéris au nord, en particulier si des puissances étrangères cherchaient à exploiter les griefs ethniques. Déjà, l’administration Trump a discuté d’armer des groupes séparatistes en Iran, ce qui refléterait la stratégie horrible utilisée en Syrie et en Afghanistan : donner du pouvoir à des milices brutales se battant entre elles. Mais dans ce cas, sans soldats usaméricains au sol.

 

Le ministère US de la Guerre n’est donc pas préoccupé par le syndrome irakien et afghan, car ils n’ont apparemment aucune intention de s’empêtrer dans un autre cycle de construction nationale et de guerre sans fin. Ils ont plutôt l’intention de déstabiliser l’Iran, de le laisser aux loups et de se retirer.

 

Cette trajectoire dystopique ouvre la voie à Israël pour éliminer toute opposition militaire significative dans la région. En Syrie, Israël a passé la dernière année à bombarder l’infrastructure militaire du pays et à anéantir ses capacités – malgré le fait que le nouveau gouvernement soit un allié occidental et n’ait émis aucune menace contre Israël. Il est clair qu’Israël ne tolérera personne dans la région ayant ne serait-ce que le potentiel de le défier.

 

La doctrine de sécurité d’Israël s’est longtemps concentrée sur le maintien d’un « avantage militaire qualitatif » – en assurant une supériorité technologique et opérationnelle écrasante sur tout rival régional. Codifié dans la loi usaméricaine, le principe est clair : aucun État voisin ne devrait être autorisé à développer la capacité de défier la domination militaire israélienne. Dans ce cadre, un État fragmenté poserait une menace à long terme bien moindre qu’une puissance régionale indépendante capable de reconstruire ses forces.

 

Il est évident que Netanyahou désire l’éradication de toutes les puissances régionales. Il vocifère depuis 1990 que l’Iran est au bord de la capacité nucléaire, passant trois décennies à chercher une excuse pour que les USA interviennent au nom d’Israël et frappent l’Iran. Bien qu’affaibli, l’Axe de la résistance reste un obstacle tenace à l’expansion des frontières d’Israël dans la poursuite du « Grand Israël », visant non seulement à s’emparer des territoires palestiniens restants, mais à s’étendre en Syrie et au Liban. Par conséquent, la résistance doit être éliminée, et le chemin vers ça passe par l’Iran.

 

Comme Danny Citrinowicz, chercheur principal à l’Institut d’études de sécurité nationale de Tel-Aviv, l’a dit au Financial Times cette semaine, résumant la position de son gouvernement sur l’Iran :

 

«Si nous pouvons avoir un coup d’État, tant mieux. Si nous pouvons avoir des gens dans la rue, tant mieux. Si nous pouvons avoir une guerre civile, tant mieux. Israël se moque complètement de l’avenir [ou] de la stabilité de l’Iran ».

 

D’un point de vue israélien, un Iran fragmenté pris dans une guerre civile est préférable à un nouveau gouvernement, aussi inféodé aux intérêts occidentaux soit-il (voir : Syrie). Pendant ce temps, Trump peut nominalement préférer un changement de régime à un effondrement de l’État, mais il n’est pas disposé à fournir les ressources nécessaires pour y parvenir et finira par se désengager lorsque les coûts commenceront à s’accumuler.

 

Si le régime iranien tombe, pas seulement ses figures de proue mais l’appareil d’État lui-même, le résultat inévitable sera une déstabilisation massive et une Libye 2.0, voire pire. C’est voulu. Les USA ne se font certainement aucune illusion quant à la possibilité d’imposer la démocratie en Iran, ce qui pourrait potentiellement être réalisé via un soutien à l’opposition ou aux réformistes s’organisant dans le pays, au lieu de les bombarder. Mais Israël ne veut pas que l’Iran ait une démocratie souveraine, il veut le mettre en état d’incapacité, ce qui ouvrirait la voie à sa propre puissance de feu incontrôlée

 

L’appareil sécuritaire iranien est profondément ancré et ne risque guère de s’effondrer rapidement. Mais si des frappes soutenues réussissent à briser l’État plutôt qu’à simplement affaiblir sa direction, les conséquences seraient catastrophiques. Un pays de près de quatre-vingt-dix millions d’habitants ne se fracture pas en silence. Des centaines de milliers de personnes mourront, et des millions d’autres seront déplacées. Parce que les bombes ne libèrent jamais, elles fragmentent : les corps, les pays, les sociétés.

 

source : Mondoweiss via Fausto Giudice

 

Lien de l’article 16 commentaires :

 

« Faute de vaincre vraiment on peut toujours affirmer qu’en installant le chaos en fait on a gagné, puisque diviser permet de règner. Mais du chaos peut aussi renaitre une structure plus menaçante et déterminée que celle qu’on avait voulu détruire. Question de temps et d’opportunités. »

 

« Tout à fait ! »

 

« La guerre ne fait que commencer : La Garde révolutionnaire iranienne a adressé un ordre d’évacuation aux habitants de Tel Aviv.

 

Les habitants sont priés d’évacuer immédiatement et de se diriger vers le sud. L’évacuation doit se faire uniquement par la route 4.

 

Il est écrit en bas : « Votre gouvernement vous ment en prétendant que la guerre est presque finie. Pourtant, elle n’a pas encore commencé. »

 

Israthell a rendez-vous ce soir avec le KHAYBER SHAKAN 5/A, surnommé « maître des bombes », qui pèse 52 tonnes et possède une ogive explosive de 8 tonnes et 24 missiles explosifs distincts lancés depuis son corps ! »

 

« J’ai comme l’idée que ces esprits obtus n’évacueront pas… Plus la censure qui empêchera que ce message leur parvienne aux oreille. Et je n’aimerais pas que ces esprits criminels évacuent vers la France. J’aimerais qu’on se passe d’eux. C’est déjà assez pénible comme ça de vivre en colonie du sionistan français. »

 

« C’est effectivement le risque … »

 

Source?

« On est bien dans la WW3 (qui a commencé dès 1947-8, en fait), car l’IRAN menace l’UK-Reine:RT.com »Top Iranian MP declares Ukraine a ‘legitimate target’Tehran may engage in self-defense against Kiev over its “drone support” for Israel, a senior legislator says »

 

https://swentr.site/news/635001-iran-ukraine-legitimate-target/

 

Je comprends bien que la Chine n’a pas vraiment les possibilités logistiques d’entrer sur ces 2 théâtres de guerre, mais ne devrait-elle pas s’investir plus? N’oublions pas que la PAUVRE Corée du Nord, avec des moyens dérisoires par comparaison avec la Chine, a envoyé des unités d’élite en Russie – d’accord, c’était aussi pour acquérir une expérience de combat.

« Where there’s a will, there’s a way », comme on dit en anglais. »

 

« Surtout que les Iraniens se fassent plaisir en Ukraine, on ne leur en voudra pas »

 

« On sent le style nord-coréen. C’est une coopération ? »

 

« On avait bien compris que l’objectif d’Israël est la destruction totale de l’Iran en tant que pays. Il y a encore des imbéciles qui pensent qu’Israël leur veut du bien; la désillusion sera totale. Ils veulent faire le vide autour d’eux, pour régner sans partage. »

 

« Et il y a encore des imbéciles pour dire « a le droit de se défendre » (en attaquant le premier et tuant des civils qui ne présentaient aucun risque). Heureusement que je ne regarde plus les merdias, parce que ces ordures me rendraient fou. »

 

« Exact ! »

 

« Euh, ben oui… »

 

« Si l’objectif de l’Iran est également la disparition d’Israël tout va bien. »

 

« Article avec de bonnes déductions logiques avant l’avènement de la consolidation de l’association des pays des BRICS. Le monde retient l’hégémonie des USA de leurs dollars et de la cotation obligatoire des matières premières en dollars. La Russie et la Chine ont bien précisé qu’elles n’étaient plus des serviteurs de matières premières et de productivité payées en monnaies d’opérettes et en dettes.

 

Car le dollar existe et se maintient qu’avec les dettes accumulées insolvables qui ne se souscrivent presque plus. Le pire système financier dit De Ponzi depuis la chute financière de Venise par le banquier Law et les assignats de Napoléon pour financer les guerres Napoléoniennes.

 

Israël et les USA fonctionnent ainsi avec depuis 1948 année de guerre d’Israël créé par la force des choses des intérêts pétroliers de 1945. Puis les USA en 230 d’existence sont en guerre depuis 220 ans. Le tout financé par la fausse monnaie dollars subventionnée par les dettes.

 

Pourquoi donc cette fuite en avant en guerre du pétrole ? Sans doute pour priver la Chine de pétrole qui se fournira ailleurs, mais surtout pour redonner confiance au dollars et à l’armement qui est adossé derrière le dollars comme une assurance vie, une sorte de sécurisation de 80 années de domination.

 

Si tout cela s’effondre il y a 1800 à 2000 millions de milliards d’actifs exprimés en dollars qui seront dévalués donc effondrés, pire qu’en 2008. C’est donc le nerf de la guerre des USA comme le Venezuela et l’Ukraine.

 

J’apporte donc à Kate Mahon auteur de l’article l’aspect financier du système dollars. Israël malgré les subventions américaines de 10,5 milliards par les USA cette fois, plus les achats d’armes dont l’AIPAC de l’association juive des USA donne sa garantie de paiement de 60 milliards de commande d’armement.

 

Mais là aussi la population d’Israël commence en à avoir marre l’inflation et les dettes sont là plus l’insécurité des drones et missiles qui pleuvent. Donc influencer le gouvernement des USA qui séduit le militaro business mais pas le congrès. Exactement comme l’empire romain qui influençait le Sénat afin de commander des glaives, des boucliers, des tuniques, des machines de guerre et des lances pour les légions en oubliant le nombre de ses ennemis.

 

La maxime « un pont trop loin » peut s’avérer catastrophique pour les USA et son proxy, compris aussi son financement en ayant la planète entière contre eux. »

 

« Ils rêvaient de changer la carte géopolitique du Moyen-Orient, eh bien elle est sans aucun doute en cours de changement. Mais ce ne sera pas du tout comme ils l’espéraient. Israël disparaitra. Bientôt sera formé un bloc anti-hégémonie occidentale dans la région, impliquant le Pakistan, la Turquie et l’Iran comme centre de gravité, autour duquel seront affiliés les autres états de la Région. »

 

« C’est tout à fait dans le domaine du possible … »

 

https://reseauinternational.net/lobjectif-disrael-en-iran-nest-pas-simplement-un-changement-de-regime-mais-un-effondrement-total/

 

Fin de l’article.

 

C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire