........Documentaire en partage... ,
Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe. En enfer.
1ére partie
Quarante ans après la pire catastrophe nucléaire de l'histoire, cette investigation ambitieuse révèle, derrière la chronique du désastre, les mécanismes d'un mensonge d'État, en résonance avec la guerre d'agression russe qui ravage l'Ukraine.
Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, un test de sécurité dans le réacteur numéro4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl provoque le pire accident nucléaire de l'histoire. Dans le huis clos de la centrale, les secours interviennent, aussi incrédules qu'inconscients du danger, tandis qu'à Moscou les autorités soviétiques minimisent les dégâts et maintiennent la population dans l'ignorance. Il faut attendre deux jours pour que les scientifiques d'une centrale suédoise, à Forsmark, détectent une radioactivité anormale et lancent l'alerte. Entre sidération, retard d'évacuation et dissimulations, un véritable mensonge d'État se met en place, tandis que des milliers de "liquidateurs" sont envoyés sur zone sans protection pour tenter de contenir la catastrophe.
Rouages totalitaires
La force d'une telle enquête tient d'abord à ses témoins, dont certains s'expriment pour la première fois. Igor Kirschenbaum, opérateur du réacteur numéro 4 resté silencieux pendant quarante ans, y décrit la tension et l'impréparation des équipes lors du test fatal – désaccords internes, violation des règles de sécurité, insistance des supérieurs. Ce sont aussi des anonymes comme Olena Mokhnyk, enfant de Pripiat, la ville abritant les travailleurs de la centrale et leur famille, qui racontent l'absurde semblant de normalité maintenu à tout prix, alors que l'armée mesure en secret des niveaux de radiation vertigineux. Serguei Belyakov, lui, décrit le sacrifice de milliers d'hommes envoyés nettoyer le toit de la centrale à la pelle. Avec ces poignants récits, mêlés à un riche matériau d'archives, lui aussi en partie inédit – notamment des documents déclassifiés récemment – et aux analyses de spécialistes (Jay Richardson, alors ingénieur nucléaire de la CIA, Wyatt Andrews, correspondant américain à Moscou, les historiennes Galia Ackerman et Karena Kalmbach…), cette série documentaire met à nu les rouages totalitaires d'un système qui a largement contribué à l'ampleur du désastre, au mépris de la vie humaine. En troublante résonance avec la guerre d'agression russe qui dévaste l'Ukraine depuis plus de quatre ans.
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« Un reportage qui glace le sang avec les images d'archive russes et les témoignages des différents intervenants qui s'expriment ici pour certains pour la première fois (pompiers, ingénieurs, militaires, responsables politiques, civils (...)). C'est ce qui fait la principale force de ce repartage en 3 parties. »
« Quel drame horrible !! Le courage de ces hommes !! »
« J'allais sur mes 25 ans, j'étais jeune Maman d'un BB de 5 mois, et me souviens de cette histoire à dormir debout, partout, à la radio et la télé : "le nuage radioactif n'a pas franchi la frontière française" .... XLPTDR... Personne autour de moi n'y croyait dans mon domaine professionnel, et amical, sauf ?... Mes adorables Grands Parents, (et leurs amis) qui m'ont élevée dans "les corons", (Mineurs de fond) et je me souviens que je me moquais d'eux gentiment, mais après j'ai compris pourquoi ils étaient dans le déni, ils avaient vécu la 2ème Guerre Mondiale et ne voulaient pas "s'embrouiller la tête" comme disaient "les vieux", alors oui, ils ont cru au "bobards" de la télé, mais pas nous, la génération 80... CQFD »
« Reportage intéressant à certains égards mais qui ne dit presque rien sur le déroulement précis des événements entre 1h et 1h23, en particulier les raisons du test (de quoi s'agissait-il ?) et l'attitude irresponsable des opérateurs qui ont délibérément enfreint à 6 reprises les règles fondamentales de sûreté, de surcroît avec un réacteur RBMK au fonctionnement difficile à basse puissance. Par ailleurs le réacteur à ce moment-là n'était pas à l'arrêt comme il est dit à 10'45, C'EST FAUX (il devait l'être après l'essai, s'il réussissait) mais en fonctionnement et c'est à partir de cet état que le drame se déroule. Les rapports de l'IRSN sont très clairs sur ces points. C'est à la suite de cet accident majeur que naîtra la notion de culture de sûreté nucléaire sur laquelle s'appuiera le fonctionnement "en sûreté" de nos réacteurs. »
« Bizarre, ils représentent l’activation de l’interrupteur AZ-5 (arrêt d’urgence) comme faisant partie du test, procédure normale en somme, alors que ça ne correspond pas du tout à ce que j’ai lu ailleurs : ce serait plutôt en réalisant que le réacteur s’emballait que l’arrêt d’urgence a été décidé, ce qui a eu un effet dévastateur en raison d’un défaut de conception. »
« A tous les pompiers, opérateurs de la centrale et liquidateurs qui ont donné leur vie pour sauver celle des autres. Le peuple soviétique est monté au front une vodka dans une main (oui je sais c'est très cliché) et un dosimètre dans l'autre pour lutter contre l'inefficacité de tous un système et d'une classe politique pourrie jusqu'au trognon. Hommage leur soit rendu. »
https://www.youtube.com/watch?v=BnX1TOFLtMI
Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe. Radiation
2ème partie
Quarante ans après la pire catastrophe nucléaire de l'histoire, cette enquête révèle les mécanismes d'un mensonge d'État. Deuxième volet : sommés de s'expliquer, les Soviétiques ripostent (zone d'exclusion autour de la centrale, décontaminations massives, mobilisation de volontaires chargés d'enfermer le réacteur sous un sarcophage de béton), mais le mensonge, lui, s'épaissit. À Kiev, la parade du 1er mai se déroule comme prévu : Mikhaïl Gorbatchev, président de l'URSS qui vient pourtant depuis quelques mois de lancer un vaste processus de réformes, balaie les inquiétudes des officiels locaux et, à la place des enfants des membres du Parti communiste inquiets, on fait défiler ceux des orphelinats. Hans Blix, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), est convié à Moscou pour y être rassuré mais, dans les hôpitaux de la ville, le médecin américain Robert Gale mesure l'étendue du désastre humain. La glasnost promise par Gorbatchev vaut-elle aussi pour Tchernobyl ?
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« Les pompiers, les mineurs de Tula, les militaires et liquidateurs. Ne les oublions jamais »
« Je ne suis absolument pas un pro ou admirateur du régime soviétique mais ce manque de nuance sur le fait de cacher des informations sur la catastrophe me dérange un peu. C'est vrai que les américains ne dissimulent jamais rien, ils sont transparents et ne jure que par le bien-être de la population ! Encore plus en temps de guerre ! Et le gouvernement français nous aurait jamais menti sur le nuage pas vrai ? Sinon, Top le documentaire quand même »
« Mr Dickerson a une bien mauvaise mémoire en disant que les gens pensaient qu'il n'y aurait pas d'accident dans un réacteur. Pourtant, en 1979, donc moins de dix ans avant Tchernobyl, le réacteur de la centrale de Three Mile Island aux états unis, a bien vu une partie de son cœur fondre lui aussi avec là aussi des erreurs de conception et des essais deux jours avant l'accident. Là non plus les rejets dans l'atmosphère n'ont pas été divulgués. »
« Je trouve parfois le ton un peu malhonnête, parce que je doute sérieusement que nos gouvernements occidentaux se serait mieux débrouillés, ou même aurait été plus transparents. »
« Pourquoi ne pas avoir parlé de la vidange de la nappe d'eau dans la sous structure du réacteur qui risquait une énorme explosion de vapeur, qui aurait été un cataclysme. »
« Heureusement, ce vilain nuage nous a épargnés ! »
« Et en France à l'époque certains disaient que le nuage radioactif c'était arrêté à la frontière 🥸🤔🤔 »
« Toujours personne en prison pour avoir dit que le nuage s’était arrêté aux portes de l’Europe ? »
« Toute mon amitié au peuple russe qui subit encore aujourd’hui des idées pré conçues afin de le stigmatiser en permanence ❤ »
« 40 ans plus tard on nous dirait tout c’est sûr … surtout en France …. Non ? 😂😂😂 »
« Nous sommes toutes et tous débiteurs du courage de ces simples humains qui ont dû combattre l’innommable. Des frères d’armes luttant contre la bêtise humaine. La force de l’humanité vient toujours de la sagesse de la base, sans violence ni haine, par le don de soi. MERCI ❤️🕊✨️ »
« Respect pour cet ancien pompier, je vous remercie de votre témoignage très important, vous êtes un héros pour moi »
« ARTE encore un documentaire et toujours rien sur Le Génocide en Palestine ? »
https://www.youtube.com/watch?v=tn88nbpeoP4
Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe. Responsabilité
3ème partie et fin
Quarante ans après la pire catastrophe nucléaire de l'histoire, cette enquête révèle les mécanismes d'un mensonge d'État. Dernier volet : à la conférence de l'Agence internationale de l'énergie atomique de Vienne, en août 1986, l'URSS se défausse de sa responsabilité, invoquant des erreurs humaines commises par le personnel de la centrale. Ces mêmes arguments aboutissent l'année suivante à de lourdes condamnations mais le masque se fissure. Nikolaï Steinberg, qui a supervisé la construction du sarcophage, mène une enquête obstinée et rétablit la vérité : le réacteur souffrait d'un vice de conception connu des autorités bien avant la catastrophe. Une épine supplémentaire dans le flanc d'un empire vacillant, qui contribue à précipiter sa chute, en décembre 1991. Quarante ans après, alors que la centrale a définitivement fermé et que la guerre ravage à nouveau la zone d'exclusion – soldats contaminés, sarcophage touché par les drones –, Tchernobyl appartient autant au présent qu'à l'histoire.
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« Triste sort et sacrifice pour les liquidateurs ! Maintenant, démêler le vrai du faux de la part des politiques ? Toujours la même chair à canon, rien ne changera, ni aujourd'hui, ni demain. »
« Ma reconnaissance éternelle pour tous ces liquidateurs qui ont sacrifié leur vie pour sauver la nôtre. »
« On n'a pas assez souligné, en occident, le courage exceptionnel de ces hommes qui ont sacrifié leur santé et leur vie pour que les conséquences de cette terrible catastrophe soient les plus atténuées possible. Sans eux, la vie en Europe aurait peut-être été insupportable. Merci Arte pour ce superbe documentaire en 3 parties, à l'occasion, j'imagine, des 40 ans de cette catastrophe. »
Désolé mais l'accident est dû à une conjonction d'erreurs, de non-respect de consignes de sécurité et de défauts de conception. C'est un ensemble.
« Série intéressante sauf avec la dérive anti-Nucléaire à la fin. C’est très décevant de mettre la faute sur l’énergie nucléaire quand c’était le problème d’un système politique incompétent bureaucratique, corrompus, qui faisaient de la dissimulation sur des informations critiques de sécurité. Pour la France les dérives Anti Nucléaires n’ont fait qu’affaiblir notre souveraineté énergétique et notre avance scientifique sans parler de l’Union européenne 🇪🇺 et de tous les bâtons dans les roues au nucléaire français avec la soi-disant concurrence déloyale de l’énergie nucléaire et la guerre peur irrationnelle de l’atome surtout quand nous connaissons les normes de sécurité en France »
https://www.youtube.com/watch?v=aSxneK6aRmE
Fin du documentaire.
C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri
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