jeudi 22 octobre 2026

ITALIE : GIOGIA MELONI REPOND AUX CASSEURS

 

« Plus l’effondrement d’un empire est proche, plus ses lois sont folles »

 

Cicéron

Homme politique et orateur latin

 

Italie : après les pillages de Milan, Giorgia Meloni déploie 500 militaires face aux casseurs

 

Des vitrines fracassées, des magasins dévalisés et des centaines de jeunes interpellés. Milan vient de connaître un week-end de violences qui rappelle furieusement les événements français du 17 octobre. Face aux pillages, Giorgia Meloni a décidé d'envoyer 500 militaires supplémentaires dans la capitale économique italienne. Et elle ne compte pas s'arrêter là.

 

Mise à jour le 21/10/26


https://lemediaen442.fr/italie-apres-les-pillages-de-milan-giorgia-meloni-deploie-500-militaires-face-aux-casseurs/

 

Milan : des manifestations contre la vie chère qui dégénèrent

 

Tout avait commencé par des rassemblements contre la hausse du coût de la vie, la dégradation des services publics et les difficultés rencontrées par la jeunesse italienne. Samedi 17 et dimanche 18 octobre, plusieurs manifestations ont dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre.

 

À Milan, des groupes de jeunes, souvent encapuchonnés, ont incendié des poubelles, brisé des vitrines et pillé plusieurs commerces. Les enseignes Decathlon, Vodafone et Arc’teryx figurent parmi les magasins visés. Les violences se sont notamment concentrées autour de la célèbre place du Dôme, en plein centre-ville.

 

La police milanaise a conduit 271 jeunes au commissariat dimanche. Parmi eux, 32 ont été arrêtés, dont 23 mineurs. Selon les autorités, plus de 100 policiers ont été blessés pendant les deux journées de troubles.

 

Dans le prestigieux quartier commerçant de la Via Montenapoleone, les boutiques de luxe ont préféré retirer leurs marchandises des vitrines. Certaines ont fermé leurs portes, d’autres installé des panneaux de protection.

 

Même chez Chanel et Dior, la nouvelle collection automne-hiver n’avait manifestement pas prévu les pavés.

 

RadioGenoa@RadioGenoa

Apocalypse in Italy: Milan today.

Enjoy your new world ordrer Europe

https://x.com/RadioGenoa/status/2111882990846423292

 

Meloni : 500 militaires supplémentaires et des sanctions renforcées

 

Mardi 20 octobre, le gouvernement italien a approuvé un renforcement du dispositif de sécurité. 500 militaires supplémentaires seront déployés à Milan jusqu’à la fin de l’année, aux côtés de la police et des carabiniers.

 

Le vice-Premier ministre Matteo Salvini avait annoncé la couleur : « Des paroles aux actes : 500 militaires supplémentaires pour défendre Milan. »

 

Giorgia Meloni a également présenté les mesures adoptées par son gouvernement. Elles prévoient notamment un renforcement de la justice des mineurs et une augmentation des capacités d’accueil dans les établissements de détention.

 

Un nouveau délit de participation violente à une manifestation prévoit jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 20 000 euros d’amende. Les parents pourraient également être tenus financièrement responsables des dégradations commises par leurs enfants.

 

La Première ministre a dénoncé des jeunes venus « casser, voler et se filmer en train de le faire ». Le texte devra encore être converti en loi par le Parlement dans un délai de 60 jours.

 

Jon De Lorraine sur X :

 

🔴 🇮🇹 Alerte info – En 48 heures, Giogia Méloni répond aux émeutes

 

Après un week-end de violences en Italie, Giorgia Meloni annonce un décret approuvé aujourd'hui par son gouvernement. « Manifester est un droit, dévaster nos villes, non. » Voici les mesures adoptées :

 

- Jusqu'à 5 ans de prison et 20 000 € d'amende pour participation violente à une manifestation en groupe d'au moins 5 personnes. Peines aggravées en cas de visage dissimulé ou de blessures.

 

- QUI CASSE PAIE. Si le responsable est mineur, ses parents devront répondre financièrement des dégâts. Le patrimoine familial pourra être mobilisé pour indemniser les victimes.

 

– Retenue préventive étendue aux mineurs.

 

- 500 militaires supplémentaires déployés à Milan jusqu'au 31 décembre.

 

Le bilan : près de 200 policiers blessés lors des violences en Italie et environ 1 million d’euros de dégâts rien qu'à Milan. Meloni est catégorique :

 

« Dévaster et voler, ce n'est pas manifester, c'est de la criminalité. »

 

Pendant ce temps, en France, l'hôtel de ville de Limoges a été ravagé par les flammes. Et nous attendons toujours une réponse politique à la hauteur de la gravité de ces événements. »

 

Vidéo :

https://x.com/jon_delorraine/status/2112642991257210900

 

France : les mêmes pillages, une autre méthode

 

La comparaison avec la France est difficile à éviter. Le 17 octobre, des manifestations contre la vie chère ont dégénéré à Paris, Lyon, Marseille et dans plusieurs autres villes.

 

Les commerces français ont subi des pillages et des dégradations, tandis que les forces de l’ordre tentaient de contenir les violences.

 

La réponse du gouvernement de Sébastien Lecornu a notamment pris la forme de couvre-feux partiels et localisés. Des mesures qui touchent également les habitants et les commerçants n’ayant participé à aucun débordement.

 

Emmanuel Macron avait, de son côté, promis que les casseurs allaient payer. Une promesse de fermeté prononcée après les destructions.

L’exécutif français prévoit également de mobiliser certains militaires lors des prochaines manifestations, principalement pour libérer des policiers et des gendarmes d’autres missions.

 

À lire aussi : Violences du 17 octobre : Laurent Nuñez aurait laissé 14 compagnies de CRS au repos malgré les alertes

 

Faire payer les casseurs : deux gouvernements, deux approches

 

En Italie, Giorgia Meloni mise sur une responsabilité financière renforcée des auteurs de dégradations et des parents de mineurs. La France prépare également son arsenal législatif.

 

Le projet français dit « casseurs-payeurs » prévoit toutefois un mécanisme controversé : dans certaines conditions, des participants à une manifestation pourraient être contraints d’indemniser des dommages qu’ils n’ont pas personnellement causés.

 

Une disposition que Karine Dubernet a tournée en dérision, avec son sens habituel de la formule.

 

Pendant que Rome durcit son droit pénal et que Paris annonce des restrictions, les revendications initiales restent présentes : salaires, logement, carburant et services publics.

 

La situation dépasse d’ailleurs les frontières franco-italiennes. La Belgique, l’Espagne et le Portugal connaissent eux aussi des mobilisations liées aux difficultés économiques.

 

À Milan comme à Paris, les commerçants doivent désormais composer avec deux risques bien réels : les violences qui détruisent leurs boutiques et les mesures de sécurité qui perturbent leur activité.

 

Par Yoann

super-goy/21 octobre 2026

« Visiblement Meloni en a plus dans le froc que la 1ère dame de France et son valet réunis »

 

https://lemediaen442.fr/italie-apres-les-pillages-de-milan-giorgia-meloni-deploie-500-militaires-face-aux-casseurs/


Fin de l’article.

 

C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri

  

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