« Plus l’effondrement
d’un empire est proche, plus ses lois sont folles »
Cicéron
Homme
politique et orateur latin
Italie : après les pillages
de Milan, Giorgia Meloni déploie 500 militaires face aux casseurs
Des
vitrines fracassées, des magasins dévalisés et des centaines de jeunes
interpellés. Milan vient de connaître un week-end de violences qui rappelle
furieusement les événements français du 17 octobre. Face aux pillages, Giorgia
Meloni a décidé d'envoyer 500 militaires supplémentaires dans la capitale
économique italienne. Et elle ne compte pas s'arrêter là.
Mise
à jour le 21/10/26
Milan : des
manifestations contre la vie chère qui dégénèrent
Tout avait commencé
par des rassemblements contre la hausse du coût de la vie, la dégradation des
services publics et les difficultés rencontrées par la jeunesse italienne.
Samedi 17 et dimanche 18 octobre, plusieurs manifestations ont dégénéré en
affrontements avec les forces de l’ordre.
À Milan, des groupes
de jeunes, souvent encapuchonnés, ont incendié des poubelles, brisé des
vitrines et pillé plusieurs commerces. Les enseignes Decathlon, Vodafone et
Arc’teryx figurent parmi les magasins visés. Les violences se sont notamment
concentrées autour de la célèbre place du Dôme, en plein centre-ville.
La police milanaise
a conduit 271 jeunes au commissariat dimanche. Parmi eux, 32 ont été arrêtés,
dont 23 mineurs. Selon les autorités, plus de 100 policiers ont été blessés
pendant les deux journées de troubles.
Dans le prestigieux quartier
commerçant de la Via Montenapoleone, les boutiques de luxe ont préféré retirer
leurs marchandises des vitrines. Certaines ont fermé leurs portes, d’autres
installé des panneaux de protection.
Même chez Chanel et
Dior, la nouvelle collection automne-hiver n’avait manifestement pas prévu les
pavés.
RadioGenoa@RadioGenoa
Apocalypse
in Italy: Milan today.
Enjoy your new world ordrer Europe
https://x.com/RadioGenoa/status/2111882990846423292
Meloni : 500
militaires supplémentaires et des sanctions renforcées
Mardi 20 octobre, le
gouvernement italien a approuvé un renforcement du dispositif de
sécurité. 500 militaires supplémentaires seront déployés à Milan
jusqu’à la fin de l’année, aux côtés de la police et des carabiniers.
Le vice-Premier
ministre Matteo Salvini avait annoncé la couleur : « Des paroles aux actes :
500 militaires supplémentaires pour défendre Milan. »
Giorgia Meloni a
également présenté les mesures adoptées par son gouvernement. Elles
prévoient notamment un renforcement de la justice des mineurs et une
augmentation des capacités d’accueil dans les établissements de détention.
Un nouveau délit de
participation violente à une manifestation prévoit jusqu’à cinq ans
d’emprisonnement et 20 000 euros d’amende. Les parents pourraient également
être tenus financièrement responsables des dégradations commises par leurs
enfants.
La Première ministre
a dénoncé des jeunes venus « casser, voler et se filmer en train de le faire ».
Le texte devra encore être converti en loi par le Parlement dans un délai de 60
jours.
Jon De Lorraine sur X :
🔴 🇮🇹 Alerte info – En 48 heures, Giogia Méloni répond aux émeutes
Après un week-end de violences en Italie, Giorgia Meloni annonce un
décret approuvé aujourd'hui par son gouvernement. « Manifester est un droit,
dévaster nos villes, non. » Voici les mesures adoptées :
- Jusqu'à 5 ans de prison et 20 000 € d'amende pour participation
violente à une manifestation en groupe d'au moins 5 personnes. Peines aggravées
en cas de visage dissimulé ou de blessures.
- QUI CASSE PAIE. Si le responsable est mineur, ses parents
devront répondre financièrement des dégâts. Le patrimoine familial pourra être
mobilisé pour indemniser les victimes.
– Retenue préventive étendue aux mineurs.
- 500 militaires supplémentaires déployés à Milan jusqu'au 31
décembre.
Le bilan : près de 200 policiers blessés lors des violences en Italie et environ 1
million d’euros de dégâts rien qu'à Milan. Meloni est catégorique :
« Dévaster et voler,
ce n'est pas manifester, c'est de la criminalité. »
Pendant ce temps, en France, l'hôtel de ville de Limoges a été ravagé par
les flammes. Et nous attendons toujours une réponse politique à la hauteur de
la gravité de ces événements. »
Vidéo :
https://x.com/jon_delorraine/status/2112642991257210900
France : les mêmes
pillages, une autre méthode
La comparaison avec
la France est difficile à éviter. Le 17 octobre, des manifestations contre la
vie chère ont dégénéré à Paris, Lyon, Marseille et dans plusieurs autres
villes.
Les commerces
français ont subi des pillages et des dégradations, tandis que les forces de
l’ordre tentaient de contenir les violences.
La réponse du gouvernement
de Sébastien Lecornu a notamment pris la forme de couvre-feux partiels et localisés. Des mesures qui
touchent également les habitants et les commerçants n’ayant participé à aucun
débordement.
Emmanuel Macron
avait, de son côté, promis que les casseurs allaient payer. Une promesse de fermeté
prononcée après les destructions.
L’exécutif français
prévoit également de mobiliser certains militaires lors des prochaines
manifestations, principalement pour libérer des policiers et des gendarmes
d’autres missions.
À lire aussi : Violences du 17 octobre : Laurent Nuñez aurait laissé 14 compagnies
de CRS au repos malgré les alertes
Faire payer les
casseurs : deux gouvernements, deux approches
En Italie, Giorgia
Meloni mise sur une responsabilité financière renforcée des auteurs de
dégradations et des parents de mineurs. La France prépare également son arsenal
législatif.
Le projet français
dit « casseurs-payeurs » prévoit toutefois un mécanisme controversé : dans
certaines conditions, des participants à une manifestation pourraient être
contraints d’indemniser des dommages qu’ils n’ont pas personnellement causés.
Une disposition
que Karine Dubernet a tournée en dérision, avec son sens
habituel de la formule.
Pendant que Rome
durcit son droit pénal et que Paris annonce des restrictions, les
revendications initiales restent présentes : salaires, logement, carburant et
services publics.
La situation dépasse
d’ailleurs les frontières franco-italiennes. La Belgique, l’Espagne et le
Portugal connaissent eux aussi des mobilisations liées aux difficultés
économiques.
À Milan comme à Paris,
les commerçants doivent désormais composer avec deux risques bien réels : les
violences qui détruisent leurs boutiques et les mesures de sécurité qui
perturbent leur activité.
Par
Yoann
super-goy/21
octobre 2026
« Visiblement
Meloni en a plus dans le froc que la 1ère dame de France et son valet réunis »
Fin de l’article.
C.
Rosenzwitt-Makiewsky-Santri
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