mardi 27 octobre 2026

USA : ELECTIONS MIDTERMS / LA BATAILLE DE HARVARD

 

Midterms : tout savoir sur les élections américaines du 3 novembre 

Publié le 23.10.2026

 

Organisées le mardi qui suit le premier lundi de novembre, les élections de mi-mandat constituent un scrutin crucial pour la suite du mandat de Donald Trump. On vous explique cette élection propre au système politique américain.

 

Mardi 3 novembre, entre 175 et 200 millions d'électeurs américains inscrits sont appelés aux urnes pour les midterms. Quelles sont ces élections ? Qui est réellement élu ? Quels en sont les enjeux ? Les réponses dans cet article. 

 

Pourquoi midterms ? 

 

Traduction anglaise de "mi-mandat", ces élections ont lieu comme leur nom l'indique au milieu du mandat du président américain. Elles ont donc lieu tous les quatre ans, toujours le mardi qui suit le premier lundi de novembre. Cette année, elles se tiendront le mardi 3 novembre. 

 

Qui élit-on ?

 

Lors de ces élections, l'ensemble des sièges de la Chambre des représentants sont renouvelés. Les électeurs vont donc élire les 435 membres de la chambre basse pour un mandat de deux ans. 

Ces élections sont aussi prévues pour renouveler une partie des membres du Sénat : en principe un tiers des 100 sièges. En 2026, 35 sièges sont en jeu, dont deux lors d'élections partielles en Floride et dans l'Ohio. Élus pour six ans, un tiers des sénateurs sont donc renouvelés tous les deux ans. 

Enfin, certains voteront également pour un scrutin plus local. Trente-six États éliront leur gouverneur, auxquels s'ajoutent trois territoires. Les Américains doivent désigner cette année 39 gouverneurs, les élus des Parlements de la plupart des États, mais également des maires, des shérifs, des procureurs, des juges, des membres de conseils scolaires…

 

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Quels enjeux ?

 

Ces élections sont cruciales pour la suite du mandat du président en exercice. Pour l'heure, le parti de Donald Trump est majoritaire dans les deux chambres du Congrès. Les républicains disposent de 218 sièges à la Chambre des représentants contre 214 pour les démocrates, tandis qu'ils détiennent 53 des 100 sièges du Sénat. Les démocrates doivent gagner au moins quatre sièges supplémentaires dans chacune des deux chambres pour en prendre le contrôle.

Mais le vote du 3 novembre pourrait changer la donne. Selon un sondage Reuters/Ipsos réalisé du 16 au 19 octobre, 47 % des électeurs inscrits interrogés disent vouloir voter démocrate pour la Chambre des représentants, contre 35 % pour les républicains.

Traditionnellement, ces élections sont pénalisantes pour le président en cours de mandat. Si Donald Trump perdait le contrôle de l'une ou des deux chambres, cela pourrait avoir plusieurs conséquences au niveau législatif. Une Chambre des représentants à majorité démocrate pourrait compliquer l'adoption des lois et du budget et multiplier les enquêtes parlementaires sur l'administration Trump. Si les démocrates remportaient également le Sénat, ils pourraient en outre bloquer certaines nominations présidentielles, notamment judiciaires.

 

Quels États sont décisifs ? 

 

Aux États-Unis, la préférence électorale est largement ancrée dans les États. Ainsi, à chaque élection le résultat dans certains États n'est pas une surprise. Par exemple, l'État de New York, le Massachusetts ou encore Washington sont des zones historiquement démocrates. À l'inverse, le Texas, le Mississippi ou encore l'Utah sont des bastions républicains. Chaque camp y part donc généralement favori.

D'autres États sont plus disputés. Mais leur importance dépend du scrutin : pour les élections de mi-mandat, il faut notamment regarder les circonscriptions de la Chambre des représentants et les États où un siège de sénateur est en jeu. Au 20 octobre, le Cook Political Report classait sept courses au Sénat comme particulièrement indécises : l'Alaska, l'Iowa, le Kansas, le Maine, le Michigan, l'Ohio et le Texas.

Le découpage des circonscriptions de la Chambre constitue également un enjeu majeur. À partir de 2025, à l'appel de Donald Trump, plusieurs États dirigés par les républicains ont procédé à des redécoupages électoraux en cours de décennie afin d'améliorer leurs chances de conserver leur majorité. Les démocrates ont répliqué dans certains États, notamment en Californie. Ces nouvelles cartes devraient globalement avantager les républicains, mais moins qu'initialement espéré : plusieurs circonscriptions redessinées en leur faveur sont aujourd'hui considérées comme très disputées.

 

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/midterms-tout-savoir-sur-les-elections-americaines-du-3-novembre/

 

Note : Documentaire à voir en attendant les résultats.

 

La Bataille de Harvard 1/3

 

La peur

 

Comment la plus prestigieuse des universités états-uniennes en est-elle venue à incarner, presque malgré elle, la résistance à l'administration Trump ? Retour en trois volets sur un bras de fer économique et politique raconté par les représentants des deux camps. Premier épisode : la peur se diffuse sur le campus alors qu'arrestations et licenciements se multiplient à travers le pays.

 

Moins de deux mois après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, alors que des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux ont été licenciés et des agences gouvernementales comme l'USAID, pratiquement liquidées, les grandes universités du pays sont à leur tour prises pour cible par son administration. Accusées d'être devenues les bastions de la pensée “woke” et d'une jeunesse dangereusement radicalisée, taxée entre autres d'antisémitisme, Columbia (à New York), Berkeley (près de San Francisco), Northwestern (près de Chicago) et Harvard (à Cambridge, près de Boston) figurent parmi les premières à essuyer les foudres du nouveau pouvoir. À travers le pays, l'offensive prend toutes les formes : arrestations discrétionnaires d'étudiants étrangers, révocations de visas… Première frappée, Columbia cède aux diktats de l'exécutif, qui exige un droit de regard sur le recrutement comme sur le contenu académique de ces établissements jusque-là autonomes. Harvard, qui résiste, se voit retirer le droit d'accueillir des étudiants étrangers, qui constituent le quart de ses effectifs et lui apportent des revenus substantiels. Au sein de la plus ancienne, riche et prestigieuse université des États-Unis, la peur se propage en même temps que la colère…



État de choc


Alors en résidence sur le campus, les auteurs de cette série documentaire ont vécu de l'intérieur un bras de fer qui va durer des mois, jusqu'à une première victoire judiciaire : le 3 septembre 2025, une juge fédérale annule le gel de plus de 2,2 milliards de dollars de subventions de recherche retirées à l'université. Mais la bataille est loin d'être terminée. Donnant la parole à des étudiants et enseignants en première ligne de la rébellion, au discret président de l'université, Alan Garber, mais aussi aux représentants de l’administration Trump, La bataille de Harvard retrace en trois volets une lutte qui, dans un pays mis en état de choc par la brutalité de l'offensive Maga ("Make America great again"), devient un des symboles de la résistance. Elle exhume aussi les racines d'une guerre culturelle aux ramifications profondes pour éclairer un moment de bascule historique : la fragilisation accélérée des institutions intellectuelles dans une démocratie confrontée à la montée de l’autoritarisme.

 

https://www.arte.tv/fr/videos/128062-000-A/la-bataille-de-harvard-1-3/

 

La bataille de Harvard (2/3)

 

L'argent

 

Comment la plus prestigieuse des universités états-uniennes en est-elle venue à incarner la résistance à l'administration Trump ? Retour en trois volets sur un bras de fer économique et politique raconté par les représentants des deux camps. Deuxième partie : Harvard refuse de s'incliner et ses subventions fédérales de recherche lui sont retirées.

 

Poursuivant sa croisade contre les universités, Donald Trump va user, après la peur, d'une arme tout aussi redoutable : l’argent. Après avoir fait plier l’université Columbia, son administration gèle des milliards de subventions à Harvard pour imposer sa réforme et combattre le "wokisme", l'ennemi déclaré. Malgré son immense fortune, l'université se découvre vulnérable. Face au chantage financier, va-t-elle céder et se soumettre ?

 

https://www.arte.tv/fr/videos/128063-000-A/la-bataille-de-harvard-2-3/

 

La bataille de Harvard (3/3)

 

La justice

 

Comment la plus prestigieuse des universités états-uniennes en est-elle venue à incarner la résistance à l'administration Trump ? Troisième et dernière partie : c'est devant un tribunal fédéral du Massachusetts que se poursuit un combat devenu emblématique.

 

Après des semaines de pression, Harvard ose, contre toute attente, dire non à Donald Trump. Subventions gelées, étudiants étrangers menacés... : l’affrontement se déplace alors sur le terrain judiciaire. Harvard remporte plusieurs victoires. Mais derrière sa résistance devenue symbole, l’université est aussi contrainte de faire des concessions. Jusqu’où peut-elle tenir tête au pouvoir, et à quel prix ?

 

https://www.arte.tv/fr/videos/128064-000-A/la-bataille-de-harvard-3-3/

 

Fin du partage.

 

C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri

 

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