Rappel – Dominique de Villepin
fracasse le CRIF :
« Vous n’êtes pas une institution d’État! Vous étouffez la
liberté d’expression et divisez le pays »
Dominique de Villepin a violemment
critiqué le CRIF sur RMC le 4 juillet 2025, dénonçant son arrogance et son
influence antirépublicaine après les attaques de Yonathan Arfi lors du dîner du
CRIF. Il accuse l’association de se comporter comme un État dans l’État,
menaçant la laïcité et la cohésion nationale.
Mise à jour le 06/09/26
Le 3 juillet 2025, au très chic
Carrousel du Louvre, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France
(CRIF) déroulait le tapis rouge pour son 39e dîner annuel, un événement où le
Tout-Paris politique se presse pour prêter serment d’allégeance. Enfin,
presque. Car Dominique de Villepin, lui, n’a pas eu besoin d’y poser un orteil
pour faire trembler les dorures. Invité des Grandes Gueules sur RMC ce vendredi
4 juillet 2025 (voir vidéo en bas de l’article), l’ancien Premier ministre a
dégainé une réplique qui restera dans les annales, visant directement le
président du CRIF, Yonathan Arfi :
« Le CRIF devrait se
rappeler qu’il n’est ni une institution d’État, ni un ministère des Affaires
étrangères israélien. En France, on a encore le droit de critiquer un État,
même Israël, sans être accusé d’antisémitisme. Le vrai danger, c’est cet
amalgame systématique que vous faites entre juif et israélien, entre critique
politique et haine raciale. Vous croyez défendre une communauté ? En réalité,
vous la mettez en danger. Vous étouffez la liberté d’expression. Vous divisez
le pays. La France n’est pas une extension du Likoud. Et vous n’êtes pas
l’arbitre de ce qui peut être dit ou pensé ici. »
Boum. Un résumé qui
claque comme un uppercut, et qui met en lumière l’arrogance d’une organisation
qui, sous couvert de représenter la communauté juive française, se comporte
comme un État dans l’État.
Un CRIF qui se rêve en
censeur de la République
Reprenons. Lors de ce
dîner, Yonathan Arfi, dans un élan de suffisance, a cru bon de qualifier de
Villepin de « Mélenchon des beaux quartiers ». Une attaque mesquine, lancée
devant un parterre de ministres et d’élus, qui n’a pas bronché – habitués, sans
doute, à courber l’échine face à ce genre de sermon. Mais de Villepin, lui, n’a
pas laissé passer. Sur RMC, il a démonté, avec la verve qu’on lui connaît,
l’outrecuidance du CRIF. Car soyons sérieux : qui est ce CRIF pour se permettre
de distribuer des bons et des mauvais points à des figures politiques de
premier plan ? Une association, rappelons-le, qui prétend parler au nom de la
communauté juive française – un sixième à peine de cette communauté, elle-même
1 % de la population hexagonale. Et pourtant, chaque année, c’est le même
cirque : les politiques, de gauche comme de droite, se bousculent pour
s’asseoir à la table du CRIF, comme si leur carrière en dépendait. Pathétique.
Ce que de Villepin a
pointé du doigt, c’est la confusion savamment orchestrée par le CRIF entre la
politique israélienne, l’État d’Israël et la communauté juive française. Une
équation toxique, qui nourrit l’amalgame et fragilise la lutte contre
l’antisémitisme. « Quand on préside une institution comme le CRIF, on a le
devoir de respecter les principes républicains », a-t-il martelé. Et il a
raison. En s’érigeant en gardien autoproclamé de la vérité, le CRIF prend le
risque de diviser, de stigmatiser, et de réduire au silence ceux qui osent
critiquer la politique de Netanyahou sans pour autant remettre en cause
l’existence d’Israël ou la douleur de la communauté juive face au 7 octobre.
Cette posture, c’est tout sauf républicain. C’est même un danger pour la
cohésion nationale.
La laïcité à géométrie
variable : où sont les catholiques ?
Et pendant ce temps,
que voit-on ? Une République qui brandit la laïcité comme un étendard dès qu’il
s’agit de pointer du doigt les musulmans ou de sermonner les catholiques, mais
qui ferme les yeux quand le CRIF joue les petits chefs. Où est la cohérence ?
Les catholiques, majoritaires en France, se voient régulièrement rappeler à
l’ordre au nom de cette laïcité – un concept que certains soupçonnent de n’être
qu’un faux nez pour la franc-maçonnerie et son agenda. Mais le CRIF, lui, peut
se permettre de convoquer des ministres et de sermonner des anciens Premiers ministres sans que personne ne
moufte. Deux poids, deux mesures. Et après, on s’étonne que la
fracture sociale s’élargit.
Un CRIF qui falsifie
et harcèle
Pire encore, de
Villepin a rappelé un épisode sordide : les accusations mensongères portées
contre lui par Arfi sur BFM, où il aurait soi-disant évoqué une « domination
financière juive ». Des propos qu’il n’a jamais tenus, et pour lesquels l’Arcom
a mis en demeure la chaîne, tandis que le conseil déontologique des
journalistes a condamné cette manipulation. Mais Arfi, lui, n’a jamais présenté
d’excuses. Au contraire, il persiste et signe, lançant ce que de Villepin
qualifie de « chasse à l’homme » contre ceux qui osent penser différemment.
Résultat ? L’ancien ministre, sa famille, ses enfants, reçoivent des menaces de
mort quotidiennes. Voilà où mène l’arrogance du CRIF : à une polarisation
dangereuse, à un climat de peur, et à une République qui vacille.
Pour une diplomatie
française libre
Au-delà de cette passe
d’armes, de Villepin a plaidé pour une diplomatie française qui retrouve son
indépendance et son équilibre, loin des injonctions du CRIF ou des alignements
atlantistes. « La France doit être un bouclier pour tous ses citoyens », a-t-il
insisté, rappelant l’urgence de défendre les otages français en Iran ou les
prisonniers en Algérie. Mais pour cela, il faut cesser de plier face aux
pressions, qu’elles viennent du CRIF ou d’ailleurs. La France, a-t-il conclu,
doit redevenir une voix de la nuance, de la justice, et de l’humanisme
républicain. Un message qui, espérons-le, résonnera au-delà des plateaux de
RMC.
Le CRIF doit
redescendre sur terre
Le CRIF peut bien se
rêver en faiseur de rois, en arbitre des consciences républicaines, il n’en
reste pas moins une association parmi d’autres. Sa légitimité ne dépasse pas
celle que lui accordent ses membres – une fraction minuscule de la population
française. Alors, qu’il cesse de se prendre pour le nombril de la République.
Et que les politiques, pour une fois, aient le courage de lui rappeler qu’en
France, la souveraineté appartient au peuple, pas à une poignée de convives
réunis autour d’un dîner mondain.
Dominique de Villepin dit
tout aux Grandes Gueules
Invité des Grandes Gueules ce
vendredi, Dominique de Villepin est resté longuement face aux GG, n'éludant
aucun sujet.
Lien vidéo 2108 commentaires :
« Le début de l’interview est
une masterclass. »
« Ce monsieur comprend
parfaitement ce qui ne fonctionne pas, enfin.. un grand bonhomme, merci de dire
et de nommer les faits.
https://www.youtube.com/watch?v=FZykVXPAqqM
Fin de l’article.
C.
Rosenzwitt-Makiewsky-Santri
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