mercredi 19 août 2026

WOKISME : LE MARQUAGE DU NOUVEAU BÉTAIL FRANÇAIS

Identité de genre : 56 recommandations plus tard, le wokisme avance surtout par la petite porte

 

Faute d’avoir transformé la loi, l’idéologie du genre s’installe par les formulaires, les formations, les règlements intérieurs et les décisions locales. Un an après les 56 recommandations de la Défenseure des droits, l’État n’a pas appliqué tout le programme. Il en a néanmoins conservé la méthode : contourner les débats politiques pour modifier progressivement les usages.

 

Mise à jour le 18/08/26

 

L’État n’a pas appliqué tout le programme, mais il a déjà recruté les référents.

 

En juin 2025, la Défenseure des droits de l’époque, Claire Hédon, dressait une liste couvrant l’état civil, l’école, les diplômes, le sport, l’entreprise, la police et les prisons. Prénom choisi, pronoms non binaires, vestiaires selon le genre déclaré, référents LGBTI dans les fédérations ou affectation pénitentiaire sans changement préalable d’état civil : aucun secteur ne devait échapper au grand reclassement administratif.

 

Au 14 août 2026, les 56 recommandations n’ont pas toutes été appliquées. Mais conclure à leur échec serait aller trop vite. Le progressisme institutionnel ne travaille pas toujours avec une grande loi votée sous les caméras. Il préfère souvent la circulaire discrète, le guide pratique, la formation obligatoire et le projet d’arrêté que personne ne lit.

 

État civil : la loi résiste encore

 

La Défenseure des droits réclamait une procédure déclarative permettant de modifier rapidement le prénom et le sexe à l’état civil sur la base d’une attestation sur l’honneur. Elle voulait aussi ouvrir le changement de sexe aux mineurs non émancipés.


Cette réforme n’a pas été adoptée. Le Code civil réserve toujours la procédure aux majeurs et aux mineurs émancipés. Le tribunal judiciaire reste compétent et le demandeur doit fournir des éléments de preuve.

 

Sur ce point, le réel conserve donc encore un droit de réponse. La simple déclaration individuelle n’a pas remplacé la procédure judiciaire.

 

Diplômes : l’administration apprend à effacer « Madame » et « Monsieur »

 

Le chantier progresse davantage dans les bureaux. En mai 2026, le Défenseur des droits s’est penché sur le refus d’un rectorat de rééditer un baccalauréat sans civilité. La direction générale de l’enseignement scolaire a indiqué préparer des arrêtés permettant de supprimer « Madame » ou « Monsieur » des diplômes.

 

La mesure n’était donc pas encore pleinement appliquée, mais la machine était lancée. Après avoir longtemps délivré des diplômes attestant d’un niveau d’études, l’Éducation nationale doit désormais vérifier qu’ils ne rappellent pas trop brutalement l’existence des deux sexes.

 

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École : pas de nouvelle loi, mais le logiciel est déjà installé

 

À l’école, plusieurs pratiques demandées en 2025 figuraient déjà dans la circulaire de 2021 : prénom d’usage, prise en compte de l’identité déclarée et adaptations concernant les espaces non mixtes. La décision de la Défenseure des droits n’a donc pas créé cette politique ; elle a demandé de l’étendre et de mieux former les personnels.

 

La circulaire de rentrée 2026 promet pourtant un retour à la lecture, à l’écriture, aux mathématiques et à l’autorité. Voilà pour la vitrine. Dans l’arrière-boutique, les guides, formations et adaptations identitaires continuent leur chemin. L’école doit instruire, protéger, réparer la société et arbitrer les pronoms ; heureusement, les journées n’ont toujours que vingt-quatre heures.

 

Sport : l’inclusion rencontre le chronomètre

 

La Défenseure des droits demandait un référent LGBTI obligatoire dans chaque fédération, l’accès aux vestiaires selon l’identité revendiquée et l’interdiction des exclusions automatiques de sportifs transgenres.

 

Aucune obligation générale imposant ces référents à toutes les fédérations n’a été retrouvée. Le ministère des Sports préfère recommander des règlements propres à chaque discipline et des critères scientifiques.

 

C’est le moment où le progressisme découvre une difficulté inattendue : un slogan inclusif ne réduit ni la puissance musculaire ni un chronomètre. Le sport exige des catégories compréhensibles et une concurrence équitable. Deux contraintes que le formulaire d’autodétermination ne suffit pas à faire disparaître.

 

Police : les référents étaient déjà là

 

La gendarmerie annonce environ 800 référents « égalité et diversité ». Mais ce réseau remonte à 2016. Il ne prouve donc pas l’application nouvelle des recommandations de 2025.

 

Il confirme néanmoins une tendance : chaque institution se dote désormais de ses référents, observatoires, plateformes et formations. La bureaucratie inclusive possède une qualité remarquable : elle trouve toujours de la place pour un étage supplémentaire.

 

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Prisons : la sécurité des femmes reste le sujet interdit

 

La recommandation la plus explosive concernait l’affectation des détenus dans un quartier correspondant à leur identité de genre, sans attendre la modification de l’état civil. Le Code pénitentiaire ne reprend toujours pas ce principe sous la forme d’une règle nationale générale.

 

Ce retard évite surtout de répondre à la question qui fâche : que deviennent la sécurité, l’intimité et les droits des détenues lorsque le ressenti individuel devient le premier critère d’affectation ? Dans le catéchisme progressiste, prononcer le mot « femme » est simple. Le définir sans trembler devient beaucoup plus compliqué.

 

Le programme n’est pas appliqué, mais sa logique s’installe

 

Les 56 recommandations n’ont donc pas été transformées en 56 obligations. Certaines restent bloquées, d’autres préparent leur arrivée et plusieurs recyclent des politiques plus anciennes.

 

Mais leur logique avance : remplacer progressivement le sexe par l’identité déclarée, puis adapter les documents, les vestiaires, les compétitions et les établissements autour de ce nouveau principe. Pas besoin d’une révolution lorsque chaque administration accepte d’en appliquer un petit morceau. Le wokisme français ne défonce pas toujours la porte : il entre avec un badge de référent et un guide pratique sous le bras.

 

par Yoann

 

https://lemediaen442.fr/identite-de-genre-56-recommandations-plus-tard-le-wokisme-avance-surtout-par-la-petite-porte/

 

Fin de l’article.

 

C. Rosenzwitt-Makiewsky-Santri

 


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